dimanche 17 avril 2016

La souris parmi les chats


17/04/16
09H24




Le week-end se passe bien, me fait du bien. Lèche-vitrine hier, quelques livres achetés, petit restaurant - aussi. Bouger m'a fait du bien, moi qui passe mes journées sans rendez-vous enfermée. Il faisait beau, chaud, que j'ai hâte que le printemps s'installe....

Hier soirée où j'étais la seule fille, et bon sang, ce sont vraiment les soirées où je me sens le mieux - même s'il faut s'adapter aux propos graveleux masculins. Les filles étaient à un enterrement de vie de jeune fille dont j'avais décliné l'invitation, déjà parce que seule avec dix autres filles... voilà, et ensuite, je ne voulais pas gâcher cet évènement en faisant une crise d'angoisse en plein milieu. 

Donc je me suis retrouvé avec les hommes. Et leurs enfants, et bon sang, ça ne fait que me convaincre que je n'en veux pas quand je vois le bordel que c'est. J'avais de la peine tout de même pour le petit de deux, trois ans, incapable de s'endormir car sa mère était absente, et qui a passé la soirée avec nous jusqu'à notre départ à deux heures du matin, somnolant sur le canapé entre deux crises d'angoisse. Visiblement, sa mère le couvrirait trop, selon les dires. Au point qu'il se révélait incapable de s'endormir, en panique. Outre le manque d'envie, de fibre maternelle, je ne saurais avoir une telle responsabilité. Et j'ai trop besoin, instable et impulsive que je suis, de ma liberté. Je ne saurais être une bonne mère. Je ne veux pas d'enfants.

Bref ! Sujet clos.

Un bon repas, des grillades et des poivrons, de la bière, du rhum, du vin, de la chartreuse. Jeux. Délires. 
Je me suis sentie plutôt bien, j'ai été plutôt sociable. Je trouve les soirées "mecs" où je m’incruste plus zen que les soirées "filles". Les filles, ça se prend la tête, et me retrouver seule à écouter parler couches et biberon pendant des heures, non merci. A petit dose, je veux bien, je m'intéresse, mais je précise : à petit dose. Mais généralement, dans les soirées mixtes, je me retrouve entre-deux, parce que les femmes ne parlent que de maternité (et de mariage, tant qu'à faire) alors que les hommes ont des sujets de conversation plus variés. Et même, ça doit être mon ancien côté garçon manqué qui ressurgit, j'en sais rien. C'est tellement moins prise de tête et naturel, avec les gars. 

J'ai hâte de commencer mes livres, mais j'en ai déjà deux à finir avant. Frustration. Je pense les lire tous en même temps. Je pense. 

Petite pensée à mon psychiatre en clinique y'a dix ans, qui "admirait" le fait que je lise quatre ou cinq livres à la fois. Vous avez de la chance disait-il, moi je n'y arrive pas. J'ai reçu une carte de lui dernièrement. Mais je n'ai su décortiquer son écriture de médecin. Je lui ai écris, il m'a re-répondu. Encore une fois, c'était trop illisible. J'ai rangé ses cartes dans une boite secrète. 

Il me manque et me manquera toujours.


1 commentaire:

  1. Je ne me rappelle pas avoir déjà fait une soirée "filles". Juste des boums/goûters d'anniv' en journée à la puberté, on n'était pas dans les thèmes mariages et pontes de chieurs. :p Après il y a eu les soirées "vieux" au Nouvel An, chez les amis de mes parents, la musique de vioc, et moi qui voulais dormir, juste dormir. Je haïssais ces soirées. Après les copines à 2, 3 ça va, en journée. Là où je me sens décalée, ce sont les grands repas de famille: tous les cousins/cousines maqués, un drôle, deux drôles. Heureusement plus personne ne me pose de questions sur ma situation...

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