mardi 29 novembre 2016

Solitude


29/11/16
19H19



La solitude, revenue avec son second travail. Plusieurs crises de boulimie avec vomissements aujourd'hui. Ne pas parvenir à s'en empêcher.
Demain, coach et urologue. J'appréhende la coach. Je sens que je vais me faire engueuler avec diplomatie. Tant pis. Qu'importe.
Je fixe mon portable. J'attends son sms "je pars". J'attends, j'attends, j'attends. 

lundi 28 novembre 2016

A l'envers


28/11/16
08H58




Samedi soir. Anniversaire surprise d'une amie. Et déchanter en constatant que c'est comme à chaque soirée : j'ai envie de mourir. Je ne sais pas pourquoi. Mais à chaque évènement ou quand je vois du monde, je réalise que... disons, comme je disais au psy de la thérapie des schémas, je me sens différente... 
Une légère prise de bec avec lui. "Ne commence pas" je siffle entre mes dents. Il me regarde d'un air noir. Je sais que s'il insiste je vais prendre ma veste, mon sac, et me barrer dans la nuit noire. Sans réfléchir. Claquer la porte et me ridiculiser devant tout le monde. Je le sais.

La coach va être déçue, ou m'engueuler. Je me sens incapable de faire ce qu'elle me demande, pourtant c'est pas la mer à boire. Mais voilà l'angoisse me dévore. Advienne que pourra. J'aimerais qu'on laisse les fêtes passer et reprendre mes efforts en janvier. Elle va me dire vous évitez, encore, vous retardez l'échéance, encore. Je sens souvent son exaspération, je suis une éponge, et ça m'exaspère aussi...

Des achats compulsifs. Je me mets dans le rouge encore et toujours. Mes économies, maigres, fondent comme neige au soleil. Il faut que je réagisse. Il faut. Vraiment. Que. Je. Réagisse.
 
 

samedi 26 novembre 2016

Penser au lieu de vivre


26/11/16
07H10



La séance d'hier était compliquée. J'ai eu toutes les peines du monde à trouver le point dans l'espace pour le BrainSpotting. J'ai parlé de mon sentiment de différence, depuis toujours, j'en ai parlé et parlé encore, citant des exemples, résignée. 

"Sans prétention, je suis comme ces personnalités que l'on a jamais comprises : Sylvia Plath, Kurt Cobain, Marilyn Monroe, Van Gogh, Virginia Woolf... des destins tragiques incompris". 
Il m'a demandé de lire un livre, en prenant appui, sûr de lui : vous étiez une enfant précoce, surdouée, et cette façon de parler me convainc davantage, avez-vous remarqué comment vous formulez vos phrases ? (...)

Je demande à voir... autant me faire passer des tests, je suis persuadée que non, surdouée, je ne peux pas l'être. Mais lui semble en être certain, et m'a conseillé ce livre, "trop intelligent pour être heureux". Je vais voir pour l'acheter le mois prochain.

La conduite, du reste, a été houleuse. J'ai seulement conduit l'aller, et je sais pas si c'était le fait qe celui que j'aime était à côté de moi, mais j'ai gaffé tout le long. Je ne sais pas si j'ai bien noté comment aller au refuge pour animaux, c'est des petites routes sinueuses et paumées.

Bref.
 

vendredi 25 novembre 2016

Ecrire...


25/11/16
09H15



J'ai deux carnets.

Un carnet "positif" où je note avancées, victoires, compliments, efforts récompensés... listes pour quand ça va pas, citations.
Et un carnet "négatif" où je pose toute la souffrance, les idées noires, des écrits, des poèmes, des débuts de lettres d'adieu.

Les deux m'aident. Les deux se complètent.

J'ai deux carnets. Où je décompose ma vie.

 

mercredi 23 novembre 2016

Marionnette


23/11/16
12H30



Il va recommencer à bosser le soir. Moi, j'ai écris à ma coach sur les angoisses et autres idées obscures qui me hantent. Je veux bien faire des efforts mais doucement et ses ultimatums ne font que me mettre une pression délétère. Une soirée samedi soir, un gros anniversaire, je ne sais pas encore si j'irai, ça l'énerve, ça l'énerve beaucoup, des fois oui j'ai envie de me barrer, au moins je n'aurai plus de reproches. Le sentiment que je n'ai jamais le droit de donner mon avis, si soirée, je dois y aller, c'est tacite. Alors que, merde, c'est encore mon choix non ? Si ça ne lui va pas, qu'il me demande de dégager, et c'est tout. Je ne suis pas une marionnette bordel...

mardi 22 novembre 2016

Les jours-gris


22/11/16
15H14



Je me suis cachée. Personne ne pourra me trouver. Et doucement je réfléchi, je tente de prendre du recul. De me rendre compte. De me motiver. Je ne veux pas que la Peur me retrouve. Je suis fatiguée de parler d'elle à tous mes rendez-vous, car personne ne semble lui accorder de l'importance. Comme s'il suffisait de claquer des doigts pour le faire disparaître. Comme si c'était aussi facile. Je me sens bizarre. Je n'arrive pas à le définir. Je ne sais le définir. Hier, le rendez-vous psy n'a rien donné. L'impression de chuchoter à un mur. Toujours le même refrain. A me demander si je continue. Vendredi, thérapie des schémas. On verra bien. Je risque fort continuer le BrainSpotting. Je n'y comprends rien ni ne sais si ça m'aide, mais le thérapeute est persuadé que si, si, ça me fait du bien. Admettons.
 

dimanche 20 novembre 2016

Lettre à mon psy (2)


20/11/16
11H16







Je repense à la coach et ses ultimatums. Envie de demander un sursis. Quémander une pause. Parce que ça va trop vite pour moi.



Et mes soucis de mémoire aussi, qui empirent, c’est inquiétant et ça ne va pas en s’arrangeant. J’oublie tout, je note tout. Je me trompe de mots. Je me dégrade, l’impression que ces 12 dernières années à avaler tout et n’importe quoi en médicaments m’ont détruit le cerveau. Je suis réellement inquiète par ces trous de mémoire. Ils ne touchent que le présent, pas le passé. Parfois m’arrêter au milieu d’une phrase : de quoi je parle ? J’en ai parlé au Dr M. qui m’a simplement déclaré que c’était « normal » du fait des anxiolytiques. Quand dois-je m’inquiéter alors ? Non, ce n’est plus normal, vu la vitesse où ça se dégrade. 

C’est très gênant de tout oublier vis-à-vis des autres, en plus.

samedi 19 novembre 2016

Déni


19/11/16
09H




Je n'y pense pas. Je m'autorise un peu de répit. De déni. Moins d'idées noires que hier au soir. Je m'autorise une journée, oui, où je ne pense plus à tout ça. (où j'essaie de ne pas y penser, plutôt) Une soirée ce soir, autant être un minimum en forme. Et lui. Je ne veux pas qu'on s'embrouille, comme ça a failli hier soir. 

- Qu'est-ce que t'as ?
- Rien, je veux pas qu'on s'engueule.
- Dis.
- Non. 

Vu que ça finit toujours en engueulade. Et comment dire les idées suicidaires ? On a déjà fait le tour de la question, ça ne sert à rien d'en parler, de le faire souffrir. Vu qu'hier soir, je me suis isolée, j'ai repris mes lettres, les dernières, pour les améliorer, et j'ai trouvé le lieu, et j'ai vu que c'est à une heure, une heure et demie de route, qu'ils appellent ce pont le pont des suicidés. Ils veulent carrément mettre en place des rondes tant les gens s'y jettent. J'étais déconnectée, en faisant ces fouilles, comme à chaque fois. Je suis dans une sorte de coma malsain, je quitte le réel, les idées noires prennent toute la place. Il ne reste qu'elles.

J'aurais tué pour une clope, putain. Comme ce matin.

Aujourd'hui je ne pense pas. Enfin, j'essaie.
Demain, on verra.
Je sais qu'il va bien falloir affronter mes peurs. Mais j'aimerais aussi qu'on m'encourage au lieu de me donner des ultimatums. Parce que je suis réellement terrifiée. Parce que je ne l'invente pas, et les angoisses qui vont avec. Je me sens prise au piège, poussée dans mes retranchements, comme un animal. J'essaie de fuir. 

Hier soir, manger trop, ce matin, détester le chiffre sur la balance. Et ce soir, à la soirée, je sais que l'on va boire et manger trop encore. (soupir) Je mangerai le moins possible. 

Je veux sortir de ce cercle vicieux de peurs et d'anxiété. Je peux peut-être y arriver. Il faut que les choses changent. Ou se terminent.


vendredi 18 novembre 2016

Lettre à mon psy


18/11/16
18H28



*Lettre à mon psy *



11H24



Premier réflexe après l’appel de la coach : réunir tous mes centimes pour courir au tabac acheter des petits cigares. Et d’en fumer deux d’affilé. Et me dire que j’aimerais bien qu’elle puisse vivre ce que je vis mentalement ne serait-ce qu’une heure. Parce que c’est facile de me dire qu’il faut que je me confronte. Je sais que je dois le faire. Mais je sens son exaspération, ce qui m’exaspère, et cette façon de me parler en retenue, avec cette fatigue derrière que je ressens. 
Je dois contacter une structure sur Grenoble et aller là-bas voir ce qu’ils peuvent me proposer en bénévolat d’aide à la personne ainsi que le refuge pour animaux près de L., où j’habitais avant. Je sais que ce n’est rien, mais j’angoisse, en plus de ma colère quant à la coach qui croit que tout est facile. Et l’impulsion qui survient, soudain des idées noires, soudain des scénarios, et me demander ce que je préfère, vivre difficilement ou mourir rapidement. Envie d’arrêter de manger, comme avant, maigrir à perdre haleine, comme avant, que mon corps soit la personnification de ma souffrance, tout en os.



Avoir envie, plutôt que d’écrire dans mon « carnet positif », noter toutes les raisons pour lesquelles je devrais me suicider afin de me donner le courage de le faire. Noter tout. Mon couple, mes peurs, la fatigue des efforts, la peur de vieillir, la peur des autres, les angoisses qui me bouffent. Tout noter, tiret après tiret, toutes les raisons pour lesquelles je devrais en finir. Et me décider une fois pour toute du lieu. Je sais que la route menant au barrage de R. ferme l’hiver, elle est peut-être même déjà fermée. Ne restent alors que les ponts, mais la hauteur maximale est celle du barrage. Barrage inaccessible si neige.



Je vais aller m’allonger, me calmer. Essayer, disons, de me calmer. Tout le monde pense que c’est facile, mais personne ne vit ce que je vis. Tout le monde a le recul que je n’ai pas. Tout le monde fait ce que je n’ose pas faire. Mais personne, jamais, ne tente de se mettre à ma place. J’aimerais la voir, ma coach, faire des crises d’angoisse imprévisibles et avoir une peur vive de tout, oui, ça me ferait bien rire. Lui dire alors, vous voyez ce que c’est ? Vous souffrez assez pour qu’on parle enfin de se confronter trop rapidement, me mettre cette pression de RDV en RDV : faites si, faites ça, et ça doit être fait avant le prochain appel téléphonique, et vous devez vous rendre sur place, et agir de telle ou telle manière… Je sais pourquoi je vais faire des efforts. Pour ne plus la voir ni l’entendre. Elle m’angoisse trop, avec ses « ultimatums » et sa voix mielleuse pleine de sous-entendus.



13H45



Il risque fort retravailler le soir. J’aimerais que les choses arrêtent de changer tout le temps. Un coup si, un coup ça, et on revient en arrière. Je ne veux pas me retrouver seule à nouveau. Même si je sais que nous avons besoin d’argent et que ce n’est pas moi qui le gagne pour le moment. J’ai du mal à m’adapter à tous ces rebondissements.



17H



Du lexomil dans le sang. Des bouffées d’idées noires. Je me sens incapable. Envie d’aller me coucher. Et dormir, longtemps. Très longtemps. Je n’ai pas envie, de quoi que ce soit. Hier je me sentais si bien, c’est fou comme, un rien, et tout bascule. Pourquoi je me complique ainsi la vie ? Pourquoi ces peurs ? Pourquoi ne pas ignorer le regard des autres ? Pourquoi peiner à avoir confiance en moi ? Pourquoi aller jusqu’à préférer mourir ? Je ne veux plus rien. Juste disparaître, ou ne plus rien ressentir, si cela était possible. Je n’ai pas encore osé regarder où est cette structure à Grenoble, ni sur le site du refuge pour animaux. Je sais que c’est ridicule, mais voilà, j’angoisse. L’éclat qui revenait s’étiole. Hier, tout allait si bien, la conduite bien passée, le RDV chez le Dr M. s'est bien passé, et cette « future amie » venue l’après-midi, oui, hier, j’étais tellement bien. Mais à nouveau se profilent de gros efforts et je n’y arrive plus.



18H30



Je me suis isolée. Je n’ai envie de rien. Je m’ennuie dans le sens où les angoisses ont prit le dessus et je n’ai que des idées noires en tête. Dormir, oui, c’est le seul remède éphémère. Quelques heures loin de la réalité. C’est déjà beaucoup. Cela me rappelle il y a huit ou neuf ans quand j’avalais des somnifères pour écourter mes journées, dès le réveil. Je voudrais dormir sans fin, trouver le bon pont, être sûre que j’y resterai. Je crois que non, non, je ne peux pas avancer. On le croit, mais c’est faux, je ne peux pas. Tout le monde se voile la face, je suis faible.

Certains jours, l'étincelle


18/11/16
07H57



La journée d'hier a été chouette, et ça fait chaud au cœur. La conduite s'est bien passée outre la bouche sèche, et ma gomme à la nicotine que je n'arrivais donc plus à mâcher. Arrivée en avance au cabinet comme d'habitude. On garde le même traitement cette fois, puisque ça va à peu près. Pas de changement. 
Il m'a mise en garde à propos au cannabis, qui peut déclencher des crises dépressives. Ça fait du bien mais ça fait du mal... je ne fumerai plus, je le savais déjà, que ça interférait avec mes médocs, mais si en plus ça plonge dans les bas-fonds... triste. J'aime tant cette sensation, être complètement shootée et enfin le cerveau qui se met en pause. Et m'allonger, et profiter de cet état...

Rentrée sans encombres. Chantonné dans la voiture. Juste le temps d'un brin de ménage, d'un coup de fil, et mon amie est arrivée. Opération peinture. C'était très sympa comme après-midi, après-midi qui a filé sans qu'on ne voit les heures passer. Elle aurait voulu jeter sa toile, qu'on va garder au final, peut-être que plus tard elle peindra par-dessus ou la verra sous un autre angle. La mienne étant à l'huile, je la continuerai peut-être. J'avais préparé des petits thèmes. Elle est tombée sur "nuit" et "magie" tandis que je devais peindre sur "colère" et "passion". Oui, vraiment, enfin voir quelqu'un en chair et en os, qu'est-ce que ça m'a fait du bien...

La diminution du tabac continue. Peut-être bientôt un arrêt. C'est plus dur, là. Les envies sont vives. Mais je compte bien tenir mordicus. 

mercredi 16 novembre 2016

Déception


16/11/16
15H48




Je suis partie en repérage pour la maison de retraite cherchant des bénévoles. Et c'est bien trop loin. Ça ne va pas être possible et ça me rend triste. Cette idée de bénévolat me plaisait bien. Plus qu'un stage non rémunéré où j'aurais dû payer les trajets de ma poche. Bref, je dois appeler ma coach vendredi, on verra...
Une folle envie d'écrire. Mais l'inspiration manque. Des muffins cuisent doucement dans le four. J'ai bouquiné un peu hier soir, à nouveau. La routine et ses périples monotones.


mardi 15 novembre 2016

Ecroulée


15/11/16
11H32



Violente dispute hier soir. Je suis encore sonnée. 
J'ai vomi, face aux mots, aux cris, aux hurlements. Défoncée par la dispute. 

Ce matin je suis, oui, encore sonnée. Y'a ce truc en moi, un creux ou un plein je ne sais pas, qui me rend mal. Je ne sais même plus pourquoi. Ce qui s'est passé. Ce qui a déclenché. Je ne veux pas me souvenir, je sais juste que je l'on va encore mettre du temps à ressurgir. 

Je suis tellement fatiguée. Je voudrais tant sortir hors de moi, et respirer loin d'ici.

samedi 12 novembre 2016

Imagine


12/11/16
07H45

 


Imagine qu'un jour (imagine, hein...)

Imagine qu'un jour tu arrêtes (enfin) de te faire des films. Cette façon de voir le mal partout, de tout repeindre en noir même quand il y a des petites touches de couleur. Imagine, ne serait-ce que d'essayer de voir les choses autrement, d'arrêter de colorier avec son marqueur tout ce qui peut éblouir.
Tu te rassures parce que tu ne connais que ça, le noir profond qui tapisse ta vie et tes pensées, tes émotions, tes ressentis. Oui, c'est cela, c'est rassurant, pour toi. Aller mal, tu sais faire, mais aller bien, as-tu déjà essayé ? Pose-toi la question : est-ce que ça te rend heureuse de vivre comme ça ? Ne mens pas. La mélancolie n'est pas amie avec le bonheur.

Imagine. Essayer d'accepter ou d'envisager que ça puisse bien se passer, pour une fois. Sortir de tes chemins préconçus, sortir de tes délires, accepter la vie plutôt que la maudire. (Si, si, tu peux.)
Tu es juste dans une histoire qui tourne en boucle, un scénario, un cercle-vicieux. Et tu peines à voir sans tes grosses lunettes qui déforment tout, à commencer par ces beautés là, juste sous tes yeux, ces beautés que tu ne vois même plus à cause du filtre, tu sais, celui qui assombrit tout. Imagine les ôter, ces lunettes, pour voir. Voir enfin. Voir vraiment.

Et réaliser que les autres ne vont pas te manger. (à moins d'être très amoureux de toi) Imagine. Que chacun puisse avancer à son rythme. Et te dire, sans angoisse ni panique, que l'on peut arriver à trente ans et se dire que l'on s'est trompé. Arriver à trente ans, oui. Et tout recommencer, là dans la tête, sous les linceuls prématurés déposés sur les souvenirs. Y mettre un peu d'ordre, entre les débris et la poussière, passer un coup de balai, retrouver les fondations pour commencer, et te remettre à colmater les fissures.

Imagine qu'un jour, tu acceptes ce mal-être comme faisant parti de toi et de tes démesures, puisque tel est le cas. L'accepter - j'insiste sur ce terme - parce qu'il restera au chaud en toi, l'accepter pour enfin le dompter, l'apprivoiser, le rendre peut-être moins agressif, trouver les bonnes rênes. Imagine, si, si, tu le dois. Imagine que tu puisses remodeler l'argile qui aurait fondu sur les rebords. Imagine que ça puisse être moins compliqué que ça ne parait. Que peut-être, c'est pas si moche que ça, d'exister. Qu'il faut aller de l'avant, en effet. Imagine que juste une heure ou deux, tu déposes tes chaînes pour tenter l'ivresse de la liberté. Ne serait-ce que pour voir l'effet que ça fait.
Oui, tu seras toujours malade. Et alors ? Vis avec. Sculpte la noirceur, ôte-lui son manteau noir et son chapeau de sorcière. C'est comme les bonhommes de neige. C'est à toi de remodeler ses contours, ses reliefs. Trouve une entente. Il doit bien en exister une. D'autres y parviennent, alors pourquoi pas toi ? Oui, je sais, c'est dur. Mais tu es soutenue. Par des gens-humains, et ces pilules que tu dois continuer de prendre même si tu aimerais les jeter par la fenêtre. Imagine vivre avec. Imagine et essaie. De découvrir un équilibre.

Je te dis tout cela, mais te ne te dis rien. Essaie peut-être de te dire que la vie est un cadeau - pas un cadeau empoisonné comme tu sembles le croire - mais un cadeau tout court. Que ça va vite, que le temps passe, qu'il faut que tu agisses ou réagisses. Que l'heure, ton heure, n'est pas encore venue, qu'il encore temps (si, si) pour voir le monde un peu mieux. Je ne te demande pas de rattraper le temps perdu car le temps ne l'est jamais, perdu. Mais là est une autre histoire, je te la conterai peut-être un autre jour.
Et déposer les armes. Parce que peut-être ne dispose-tu pas des bonnes. Ressentir les choses. Et trouver en toi ce qui fera que la vie pèsera enfin moins lourd. Prendre le temps de tout revoir sous un angle différent. Comme les tableaux cubistes.

Imagine, si tu veux, si tu peux.
Tu vois ?

Aller. Grandis un peu, madame !


vendredi 11 novembre 2016

Thérapie des schémas (bis)


11/11/16
16H16



J'ai (enfin) retrouvé le nom de cette technique qu'utilise mon thérapeute, qui a aidé les personnes spectatrices des attentats du 11 septembre. 

Voici en résumé ce qu'en dit Internet :

"Le Brainspotting est une approche thérapeutique révolutionnaire fondée sur le lien étroit entre nos yeux et notre cerveau, et l’idée selon laquelle la direction de notre regard révèle de nombreuses informations sur nos souffrances.
Il permet, grâce à des positions oculaires précises, de localiser dans le corps la source d’un traumatisme et de stimuler les facultés d’autoguérison du cerveau. En quelques séances, il peut donner des résultats stupéfiants sur des maux tels que phobies, angoisses, troubles psychosomatiques, anxiété, addictions, traumatismes psychologiques… là où il faudrait plusieurs années en psychothérapie classique."

Mais ça reste très... bizarre à vivre !
 

Thérapie des Schémas


11/11/16
07H28



Nouvelle séance hier soir de la fameuse thérapie des schémas. On a encore travaillé avec ce que j'appelle "la canne à pêche". J'ai dû trouver l'endroit dans l'espace où je me sentais le plus mal (hyper compliqué comme truc...) puis fixer l’extrémité en parlant et en expliquant ce qui se passait dans mon corps. 
J'ai toujours peur de me tromper quand il faut trouver "le" point dans l'espace. Le thérapeute balaie de droite à gauche, puis de haut en bas, avec sa canne, mais moi, j'en sais trop rien, si le point sur lequel je m'arrête est le bon. Il trouve qu'on avance bien. Moi, honnêtement, j'en sais rien. C'est lui le toubib. Moi, je trouve ça lunaire. Bizarre. Presque ésotérique. 

La semaine prochaine, je vais aller en repérage à la maison de retraite de Grenoble. Juste faire le trajet aller et retour et voir où c'est. Et vendredi, lorsque je devrai appeler la coach, je lui dirai mon choix. La peur s'est un peu estompée, ou alors est-ce que je ne me rend pas encore compte. Je suis un peu perdue, à ne pas savoir si ce que je pense ou ressens est vrai ou illusoire. Je me sens bien, réel ou pas réel ? La peur diminue, réel ou pas réel ? Je ne sais pas si je peux faire confiance à mes ressentis, ça peut si vite changer... que je n'ose pas m'avancer.
 


jeudi 10 novembre 2016

Evoluer


10/11/16
16H14



Bon. Je me suis calmée. J'ai réfléchi. Je pense opter pour le bénévolat, même si c'est loin et qu'il faudra rentrer 1) de nuit de 2) dans les bouchons et de 3) avec de la neige et pas de pneus adaptés. Je me sens moins angoissée. Je dois rappeler la coach vendredi prochain au matin lui dire ma décision.

Thérapie des schémas du reste ce soir. Je prie pour qu'il ne sorte pas sa "canne à pêche" que je dois fixer pendant 3/4 d'heure... j'espère qu'on fera autre chose. 
 

mercredi 9 novembre 2016

Stress et projets


09/11/16
15H40



Je viens d'avoir ma coach au téléphone. Je suis en panique, suis allée vomir. Parce que de RDV en RDV tout devient plus... réel. 

Elle me propose soit un stage à une demie heure d'ici environ, deux maisons de retraite de trouvées, ou du bénévolat à Grenoble un après-midi par semaine, mais là c'est le trajet rallongé qui pose souci et provoque aussi des angoisses. 
Que cela soit un stage ou du bénévolat, il faudra conduire, et sans pneus neige par-dessus le marché à la montagne dans la neige. Et ne plus pouvoir zapper les heures de pointe en ne conduisant qu'en heure creuse... ne plus pouvoir m'échapper.
La peste ou le choléra, même si j'avoue que cette histoire de bénévolat... si la maison de retraite était à cinq minutes, je dirais oui plus facilement. Alors que là, une heure et demi/deux heures de route l'aller, ça me stresse plus facilement. Ça fait trois heures de transports pour une demie journée. Sans compter les embouteillages le soir. 

J'ai un délai de moins d'une semaine pour donner une réponse. La coach reste une coach. Elle n'attendra pas le mois de juillet et me pousse. (dans mes retranchements ?) 

Elle me trouve très douce et altruiste, et m'explique que c'est un domaine porteur où il y a du travail. Les formations sont courtes, si après avoir fait un stage ou du bénévolat, je décide de rester dans ce milieu.

Je viens de raccrocher, j'ai avalé deux lexomil, j'essaie de me calmer avant de regarder ses mails et les lieux sur le net. Je dois faire face, je le sais, elle a raison : mes peurs ne s'estomperont qu'en me confrontant à elles. Mais c'est si facile à dire... J'ai envie et à la fois, je suis morte de peur. Bref, je vais respirer un bon coup et aller voir ça sur le net. 

Pourquoi tout est si compliqué dans ma tête ? Dans mon corps ? Pourquoi ces peurs tenaces qui me gâchent la vie ? Je dois aller de l'avant...

mardi 8 novembre 2016

Comme une gamine à Noël


08/11/12
11H42


Tatouage fait ! Discuté voyages avec la tatoueuse. Suis contente. C'est comme une chirurgie réparatrice de cacher brûlures et coupures avec...


 

lundi 7 novembre 2016

K.O


07/11/16
09H34




Mangé une part du cheesecake que j'ai fait hier. Couru jusqu'aux toilettes. Pas de gastro, mais une légère forme quand même. Je crois que je vais dormir ce matin, j'ai reporté mon RDV à cause des vertiges. J'ai chaud, froid, froid, chaud, ça me fatigue. Déçue de pas aller au RDV, et j'espère être en forme demain pour le tatouage.

Under my Skin


07/11/16
07H36



Qu'est-ce que je déteste cette saison, ce froid, ce brouillard, ces jours-nuits. 
Qu'est-ce que j'ai hâte d'arriver à avril. 
Qu'est-ce que j'ai envie de vomir face à Noël qui approche en mode overdose partout. Papillotes et guirlandes, nausée. Foie gras, nausée. Père Noël, nausée. Sapin, nausée. Décorations, nausée. Je hais Noël.
La neige est tombée en station, qu'elle y reste !

Je pensais que la conduite m'angoissait moins. C'était momentané. L'angoisse de conduire m'a réveillée ce matin, qu'est-ce que c'est désagréable. La météo est douteuse qui plus est, elle va l'être de plus en plus. Mais il faut prendre sur soi et avancer.

Demain, tatouage. L'enthousiasme est retombé, et reviendra demain ou ce soir. Là, je pense juste au trajet que je dois faire ce matin pour aller chez le psy. Ce trajet que je déteste profondément, et je parie d'ailleurs qu'il n'y aura nulle place ou se garer. Et comme se garer est encore toute une aventure... (soupir) J'espère (juste) que ça se passera bien.

Il faut aussi que je me reprenne niveau tabac. Je l'ai forcé à prendre le sachet avec lui ce matin, ça va bien cinq minutes les tentations ! IL faut que je retrouve la discipline d'arrêter.

***

Traitement actuel :
Xeroquel
Abilify
Norset
Seroplex
Lexomil

Petite musique du matin, on reste dans le ton, c'est tellement ça :

 

samedi 5 novembre 2016

Blabla


05/11/16
08H06





Un week-end qui s'annonce comme les autres. Mais je suis contente, il ne travaille pas au final ce matin. Je vais pouvoir le voir davantage. 
Des courses à faire. La routine à faire perpétrer. Trois kilos en trop qui me perturbent. En fumant moins, je remarque que maigrir est plus difficile. Il faut que je fasse attention. Vraiment. Du reste, pas grand chose. J'attends mardi comme une gamine qui va à Disney Land. J'attends le tatouage. J'ai tellement hâte. Quelques rendez-vous, aussi, la semaine prochaine. Trois ou quatre, je ne sais plus. Mais je ne pense qu'à mardi, quand j'irai me faire tatouer.


mercredi 2 novembre 2016

We're all mad here...


02/11/16
15H




Je ne sais pas si c'est réel ou si c'est une impression, mais prendre le volant est plus facile, j'appréhende moins. Toujours ça de gagné !

Petit passage chez la tatoueuse ce matin, mardi prochain on se lance ! On va l'associer avec le tatouage "Alice au pays des Merveilles" que j'ai sur le poignet, et avec un papillon, je reste dans le thème.
Hâte. Tellement hâte ! Récompense de ne plus acheter de tabac, sans parler que mes brûlures et coupures seront bien cachées, tout du moins quelques unes. Et c'est bien là le principal.