10/04/16
05H15
Force d'avaler du tercian sans respecter les doses, j'ai fini par en ressentir quelques petits effets.
Alors je me suis allongée - la soirée seule avec le silence me faisait peur. Parce que le silence reste malgré la musique. Il s'impose.
Et même, j'étais en pleine impulsion. Un truc que je sais pas gérer. L'impulsivité, on s'en rend compte mais alors les émotions sont si vives, si douloureuses, si brutales qu'on ne sait plus raisonner. On agit comme un animal, on crie, on casse, on boit, on se fait vomir, on fume... ça peut être n'importe quoi. Le seul but est de calmer l'état intérieur, ce bouillonnement insoutenable. Et on craque, on utilise des moyens toxiques pour y parvenir. Oui, je connais le refrain, on en parle assez souvent avec mon psy... trouble borderline à la con.
J'espère que le groupe que je vais commencer à ce sujet m'aidera à gérer ce côté impulsif qui fait faire n'importe quoi.
Je me suis couchée tôt.
J'ai fini par m'endormir.
Réveil à minuit. Seule dans le lit, petite panique passagère. La bouche sèche, très sèche, vais boire. J'ai toutes les peines du monde à descendre dans la cuisine. Me rendors finalement. Réveil 05H. Je me lève, je suis toute lourde, tellement lourde... le corps en coton. Je bois, je pense que c'est le tercian en haute dose de la veille qui me rappelle à l'ordre, j'ai l'habitude. Je titube un peu, envie d'un café. Je dois m'assoir, la tête qui tourne et le corps résolument aux abois. Je fume quand même après le café.
Je pense que je vais essayer de me rendormir. Ou lire.
Ou j'en sais rien.

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