vendredi 8 avril 2016

La routine en mots


08/04/16
08H50




Journée banale hier. Beaucoup d'agitation, de nervosité.

Avoir lu d'une traite "condamné à me tuer" de Jonathan Destin. Être tellement bouleversée que le chercher puis le trouver sur internet et lui écrire un petit mot de soutien, sans prétention. Juste parce que son histoire m'a touchée. Que c'est dingue, ce qu'il a traversé. Que j'espère qu'à présent, de jours meilleurs vont s'offrir à lui. Une renaissance, en somme.

Hier soir, j'ai tout fait pour rester éveillée devant le Labyrinthe de Pan. J'ai galéré, des vertiges, des nausées, c'est fou : je ne comprends pas pourquoi cet état une fois le soir venu. Je me suis endormie à vingt minutes de la fin du film. J'ai eu toutes les peines du monde à sortir de mon coma sur le canapé, puis garder les yeux ouverts pour monter les escaliers jusqu'à la chambre. Et ce matin, me forcer à rester au lit, pour rompre le cercle vicieux "je me couche hyper tôt et me lève hyper tôt". 

Une des intervenantes du réseau handicap psychique m'a appelée, en plus de mon groupe "estime de soi", je vais en commencer un (sans doute) pour apprendre à gérer l'impulsivité. Ça, ça ne peut que m'aider : quand je sombre dans l'impulsion, je fais n'importe quoi. Craquer, boire, avaler trop de médocs, être incapable de gérer la crise... je parviens à distinguer quand je suis impulsive, alors j'essaie de me calmer, mais une aide supplémentaire ne sera pas de refus. Et puis, cet été, sûrement un autre groupe sur l'affirmation de soi. En mode intensif ces derniers temps. 

Je ne travaille peut-être pas, mais je me soigne plutôt deux fois qu'une.

Un peu triste à l'idée d'être seule ce week-end. Je me sens si seule, si souvent, déjà. Le week-end, habituellement, c'est le moment où je respire, parce qu'il est là, qu'on sort, qu'on s'occupe, qu'on est deux. Il faut que je me trouve quelque chose à faire, casser la dépendance affective. La jalousie, aussi. Je me dis, une dizaine de mecs dans des bars, avec des pétasses (pardon) partout autour... je ne peux m'empêcher d'avoir une pointe de jalousie qui se manifeste. Il va me manquer. C'est comme ça. Il faut que je m'habitue à la solitude. Devenir amie avec elle. C'est le seul moyen.

Du reste, j'ai préparé deux fonds pour peindre. J'ai fait quelques esquisses en relief, en laissant couler la peinture tu tube et la laissant sécher cette nuit. 
L'une représente un visage de profil, l'autre un corps de femme stylisé. J'espère réussir à faire quelque chose de ces fonds. J'aimerais réussir à peindre comme avant, que ça soit fluide, facile, agréable. On verra bien. 

Je m'acharne...
 

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