09/04/16
BO : Fauve - Jennifer
Météo : gris
09H08
Voilà, il est parti pour le week-end, pour cet enterrement de vie de garçon. J'essaie de garder la face et ne pas paniquer. Même si y'a comme un sentiment d'amputation. De manque.
Je déteste quand il n'est pas là, et y'a cette foutue dépendance affective... ça me fera un exercice d'être séparée de lui. Même si je le vis mal. Et je n'enverrai pas de sms, je sais que ça le saoule de "m'avoir toujours sur le dos". Il est conscient de tout ça. Et ses "que ferais-tu sans moi ?" auxquels je n'ose répondre la vérité.
Je ne sais pas vivre toute seule. J'appréhende surtout la soirée, avec la nuit qui tombe, les monstres qui se réveillent dans les pièces de l'appartement.
C'est juste que... je suis seule toute la semaine. J'attends le week-end avec impatience, parce qu'il est là, et on sort, on se balade, et surtout : je ne suis pas seule. Là, c'est comme un lundi ou un jeudi, je suis seule, encore, toujours, et cette fichue solitude dont je ne supporte plus de tresser les cheveux. De supporter la présence. Ça va aller, hein. Ça va aller...
Hier, j'ai étonnement peins toute la journée. Ça faisait très, très longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Je vais tenter de finir la peinture aujourd'hui. Si l'inspiration veut bien.
J'appréhende tout de même la soirée.
J'angoisse souvent le soir, quand les monstres sortent. Au pire, y'a deux bouteilles de rosé dans le frigo... pour me tenir compagnie.

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