05/08/16
10H
Hier, malgré l'angoisse dans le creux du ventre, j'ai tenté de ne pas réfléchir et je suis parvenue à aller à mon RDV psy, et ce n'était pas gagné tant le trajet me faisait peur. J'ai géré, pas de fautes, ça s'est bien passé et ouf, y'avait de la place sur le petit parking. Avec mon psy, on cherche. On cherche ce qui me fait peur au volant, car en y réfléchissant, je sais pas de quoi j'ai peur. (des autres ?) Mes trajets se passent bien, même si je suis tendue comme un string à chaque sortie, mon corps panique alors que dans ma tête je me répète que je sais conduire, que je n'ai pas de raison d'angoisser vu que ça se passe bien la majorité du temps.
Mais voilà, dès qu'il faut prendre la voiture, mon corps panique. Et l'esprit n'est pas encore assez fort pour surpasser les symptômes physiques de l'angoisse. (tremblements, nausée, diarrhées, sentiment de malaise, etc.)
Fière de moi, en rentrant. Me dire : je l'ai fait ! J'aurais pu annuler, mais je l'ai fait ! Sauf que ça n'a pas duré....
... je me suis sentie très seule l'après-midi. Et le soir. J'ai un peu bu, mais ça ne m'a rien fait. De la liqueur de café et des petits verres de rhum pur - ça brûle ! Je me sentais si seule, j'ai envoyé des sms aux rares personnes de mon entourage, cherchant désespérément quelqu'un pour me sauver de la noyade psychique.
Le soir, légère discussion. Je lui avoue que je ne sais si je tiendrai au long terme. Je l'ai vu une demie heure - le temps de manger - et puis je me suis endormie. Se voir comme ça, si peu, ça me fait tellement mal. Il me manque. Mais je sais qu'il n'a pas le choix et que mes crises de solitude sont égoïste : lui non plus, cette situation ne lui plait pas.
Je sais que la journée va être encore (très) longue. Que la solitude est dans mon dos.
Je manque de matériel pour peindre... et je ne pourrai en racheter. Alors j'essaie de faire avec ce qu'il me reste, mais je rate souvent mes esquisses ou peintures. J'espère que j'aurai assez de choses pour l'exposition, je visualise mal les grilles pour exposer, combien ça peut contenir de dessins, tous grandeurs confondues.
Et j'ai peur, peur de montrer mes œuvres, me mettre à nue, en quelque sorte. Peur aussi que tous les autres fassent des choses superbes et me sentir ridicule avec mes peintures bizarres.
Du reste, j'ai vu mon médecin, je vais devoir contacter une infirmière pour le matin et le soir, pour mes soucis "je passe ma vie aux toilettes". Sonde matin et soir pendant trois mois - mon médecin m'a dit un mois, c'est déjà beaucoup, et c'est très contraignant alors contentez-vous de le faire sur un mois. Je dois tout noter. Ces sondes permettront de vérifier si après être allée aux toilettes, il reste de l'urine dans la vessie (c'est glamour tout ça) et si effectivement il en reste pas mal, alors je ferai l'examen urodynamique. J'espère que l'infirmière m'apprendra à faire ça seule, après tout, ça arrangera et l'infirmière et moi. Mais pendant les vacances, rien, dixit le médecin : profitez de vos vacances sans cette histoire de sonde urinaire, reposez-vous.
L'espoir renaît. Peut-être qu'on finira par trouver ce qui cloche.
Du reste, j'espère que la journée se passera bien. J'espère vraiment. Et que miss solitude ira voir quelqu'un d'autre. Parce que je la déteste de me coller où que j'aille.