dimanche 30 octobre 2016

My loneliness is killing me


30/10/16
16H18



Son frère était là hier, après quelques courses que l'on a faites le matin. Il est parti ce midi. Là, il joue. 

Et moi, je me demande où est passée ma vie de couple, depuis qu'il a ses deux tafs, depuis qu'on se voit plus, ne s'effleure plus, ne se parle plus. Je le laisse seul comme il le souhaite et souhaiterait plus souvent. Parfois, ça choque quand je dis ça. Qu'il aimerait bien que je sois pas là. Ici, j'essaie de prendre l'habitude. Il rêve d'autres femmes. Et moi je crève de jalousie, dans mon coin. Je me sens pas de taille. Je me sens misérable et inutile. J'aimerais tant lui manquer, oui. J'aimerais tant lui manquer un jour, rien qu'un peu. 

L'autre jour j'ai osé lui demander. Si je te quittais, tu serais triste ou soulagé ? C'est sorti tout naturellement. A ton avis, a-t-il sifflé. Il n'empêche. Les moments à deux de 1) ne sont plus et de 2) l'emmerdent. 

Alors je vis ma solitude. Je mange trop, s'il est pas là, je vomi, ou j'avale plein de pilules, pour me rendre minable, mais mon organisme est solitude. J'achète trop. Je tente de combler le vide comme je peux, entre la bouffe et les fringues... Il me manque même quand il est là, là sans l'être. 

J'aimerais être sa console ou son téléphone, parfois. 


samedi 29 octobre 2016

Thérapie des Schémas


29/10/16
09H40




La séance d'hier a été plutôt constructive, enfin je crois, je suis pas très sûre... C'est tellement étrange... il m'a ré-expliqué, cette thérapie dont j'ai oublié le nom a été utilisée sur les victimes des attentats du 11 septembre. Elle permet de digérer des souvenirs, de modifier leur impact. Une sorte d'EMDR, j'ai envie de dire.

Il a donc ressorti ce que j'appelle sa canne à pêche. J'ai dû trouver "l'endroit" où mes ressentis en pensant à ma peur des autres était la plus intense. Pas évident... il balait de droite à gauche, lentement. Je me concentre comme je peux. A un moment, je sens mon ventre se tordre un peu plus, je dis stop, sans forcément en être sûre. Il balaie alors de haut en bas, je dis stop encore, sans savoir si le point va être le bon. De là commence une heure à fixer le bout de la canne à pêche...

... Je dois dire mon ressenti sur une échelle de un à dix, parler si j'ai envie, alors je dis ce qui vient, je me revois assise sur les escaliers à l'école, je me revois m'amuser avec mon frère ou le consoler à son entrée en maternelle ou surveiller qu'il respire encore la nuit... je me vois conduire, mais de l'extérieur... je parle, je note, je ne parle plus, je re-parle, sans savoir si ce que je fais est constructif ou pas. Je réalise que comme à chaque fois que j'angoisse par exemple, je suis "en apnée". 

Je note un moment, sans réfléchir : "je n'ai pas le droit de respirer". Sans raison ni sens. De là se rapprocher de ma petite sœur morte-née à cause du cordon ombilical autour du cou, des nuits passées à surveiller que mon frère respire encore. 
Il cesse enfin l'exercice, je ne vois plus rien force d'avoir fixé le bout de la canne pendant trois quarts d'heure... Me demande quel âge j'avais. J'explique que je devais avoir six ans quand je surveillais mon frère et que j'ai découvert avoir eu une sœur morte-née à quinze ans en fouillant. Et cette sensation d'apnée... ces mots, je n'ai pas le droit de respirer. Un lien se crée. Impalpable, délicat. Presque trop simple ou trop facile. Vous avez dû ressentir la tristesse de vos parents. Les non-dits dans les familles pèsent plus qu'on ne l'imagine. Vous avez senti ce qui s'est passé.

Il me dit de noter si je vois des différentes de comportement, ou des rêves qui m'auraient marqué, pour la prochaine séance.
Il m'aura au final gardée un quart d'heure de plus que prévu. 

C'est vraiment bizarre mais après tout, je n'ai jamais essayé tout ça, alors je n'ai pour ainsi dire rien à perdre.
Je signe mon chèque de 60 euros en lui précisant d'attendre pour l'encaisser et on rentre tous les deux. 

Il adore son tee-shirt et le gâteau à la chartreuse était très bon. Je me suis endormie devant une parodie de star wars, après être partie dans des délires improbables à cause du joint. 

Advienne que pourra, du reste. La suite au prochain épisode.

vendredi 28 octobre 2016

Où je suis ?


28/10/16
08H25



Les soirées solitaires sont difficiles. L'apercevoir à peine. Tourner en rond comme un lion en cage. L'attendre, selon angoisses. Comme hier, angoisser, et je sais pas, cette distance le soir que je ressens entre nous et qui me fait mal.

J'ai annulé mon rendez-vous de ce matin avec ma coordinatrice. Enfin, j'ai laissé un message pour savoir si on pouvait faire ça au téléphone. Une angoisse latente. A cause de la modification de traitement ou autre ? Y'a tant de choses qui m'angoissent qu'à force je ne sais plus. Je sais juste que j'étais incapable de partir.

Ma voiture a quelques soucis. Je n'ose pas aller au garage seule. On frise encore le ridicule. Il va sacrifier une soirée-boulot pour m'accompagner. A croire que j'aurai tout le temps besoin d'aide.

C'est son anniversaire.
J'ai sorti le cadeau, un tee-shirt sur une série qu'il adore, j'irai chercher le vacherin vanille-chartreuse cet après-midi. Avant qu'il ne me récupère, car thérapie des schémas à 18H15. J'aurai deux heures d'attente. Je prévoirai de quoi lire et écrire... quant à la diminution du tabac, elle devient plus difficile. C'est étrange. 

jeudi 27 octobre 2016

Solitudes et compagnie


27/10/16
07H10



Ennui et solitude, solitude et ennui. Hier soir, seule, tellement, tellement seule.
Il est rentré tard, et j'ai sombré dans le sommeil. A quoi ça rime, alors ? A quoi ça sert, de ne faire que s'apercevoir ?
Et la solitude gagne du terrain dans les recoins du cœur, qui noircit doucement.
Rendez-vous chez le psy qui gère mon traitement ce matin. Je serai là-bas en avance. Je prendrai mon ordonnance avant de rentrer. Aller chercher les dizaines de boites à la pharmacie. Et retrouver mes errances, mes doutes et mes incertitudes. Je ne sais plus ce que je veux, ou pas. Ce que j'espère, ou non. Je ne sais plus où j'en suis, d'où je viens, où je vais. Je sais plus, putain.

J'ai encore vomi. Je me sens défaillir. Je sens que la hache de guerre doucement sort de terre. J'essaie de rattraper les rênes au triple galop.

Et les jours-nuits.
Et le souffle coupé.
Chut... elle est là, partout à la fois.

mardi 25 octobre 2016

Un trop grand vide


25/10/16
16H01




Inquiète. Vomi sept ou huit fois hier. Parce que je (recommence) à me trouver grosse. Ce midi. Craquer encore. Parce que c'est facile. Mais non. Non. Ne pas vouloir retomber dans un tel enfer. Alors faire attention. Peut-être est-ce le manque de nicotine, j'en sais rien.

Cet après-midi. Malgré la pluie. Prendre la voiture et augmenter mon découvert à la Halle. Un pull et un gilet dont je n'avais pas besoin. Être heureuse sur le coup. Être comme à Disneyland dans le magasin. Essayer la moitié des fringues sur les rayonnages. Acheter. Culpabiliser après.

Bouffe. Fringues. Combler le vide. Un vide. Un vide immense.

lundi 24 octobre 2016

Blabla...


24/10/16
16H40




Mon rendez-vous s'est bien passé. Disons la conduite, plus que le rendez-vous qui ne m'a pas grandement aidée. Ça m'a fait du bien, de conduire, malgré tout.

L'arrêt du tabac se profile également. C'est souvent dur mais je garde le cap. Hâte d'être libérée de mes chaînes....

La journée se fait longue, j'ai peins pour une amie tout l'après-midi. Des mots sur du bois, rien de bien compliqué. 
Je vais tenter une peinture à l'huile pour mes beaux-parents pour Noël. Je commencerai demain...

Les jours-nuits


24/10/16
06H



Je me lève de plus en plus tôt. Je m'ennuie de plus en plus tôt. Rendez-vous chez le psy ce matin, la séance reportée de la semaine dernière, quand je n'ai pas pu prendre le volant à cause du "pressentiment".
Je n'ai pas envie de conduire jusque là-bas, mais je ne vais pas reporter indéfiniment. Je vais simplement essayer. Ou me répéter, comme me le dit justement le psy : ça se passe bien, alors POURQUOI angoissez-vous ?
Je serai en avance, si j'y vais. Je ne sais pas attendre et m'occuper. Non, j'attends en tournant comme un lion en cage. J'attends avec appréhension que la nuit s'en aille. Pleuvra-t-il ? Non, s'il vous plait, pas de pluie...

Hier, vu ma tante et mon oncle, ça a fait du bien. Même si angoisse en fin de journée. Avaler trois lexomil, puis quatre, puis cinq, puis laisser tomber. Dormir tôt, sombrer disons, comme chaque soir. M'assoupir sur le canapé et l'entendre de loin, de très loin : "va te coucher". Ne pas parvenir à me réveiller, évoluer dans une sorte de coma. Me relever péniblement, l'entendre encore. "Mais va te coucher." Rester assise, à moitié penchée, incapable de me lever. Rester un quart d'heure comme ça. Atteindre difficilement la chambre et sombrer à peine allongée. Ne pas même l'avoir entendu se coucher. Je l'ai confié à ma tante, ces soirs où je sombre, elle trouve ça inquiétant. Mais comme dit le psy qui gère mon traitement et que je vois jeudi : je ne sais plus comment modifier vos médicaments, vous en prenez déjà beaucoup et à de fortes doses... lithium ? Là, on attend de voir si le second antidépresseur fait effet. Je me sens toute fragile. Prête à rechuter. 

Je me maintiens au rebord alors que la tempête approche. 

vendredi 21 octobre 2016

Les émotions


21/10/16
07H39




Le RDV avec la coach est passé. S'est passé. Je ne sais en bien ou en mal...

On a répertorié les domaines qui m'intéressaient, pour finir par choisir l'aide à la personne comme projet professionnel. Elle m'a demandé ce que je pourrais faire ou non. Ce que je voudrais faire ou non. Et sous quelle forme. On a tout listé. Sortir avec une personne âgée au parc du coin, oui. Repasser, non. 
Elle a tout noté, sur le coup ça allait, mais depuis je doute. 

Il est écrit plus particulièrement "aide à la personne, dame de compagnie voire aide aux enfants handicapés". Et je me sens depuis encore plus paumée je crois depuis. J'ai une direction à suivre, mais conviendra-t-elle ? Me conviendra-t-elle ?

Je lui ai parlé de mes difficultés avec la voiture. C'est la base, la voiture. Elle m'a aussi expliqué qu'elle pourrait venir avec moi visiter des structures, poser des questions, trouver un job en somme et expliquer sa présence du fait de mon statut de travailleuse handicapée. (que je déteste ce fait!)

Elle m'a confiée me trouver très posée et attentionnée. 
"Je crois en vous, sincèrement, concernant ce projet, et je pense même que cela vous fera beaucoup de bien." Mais je suppose qu'elle dit ça a tout le monde, elle ne va pas décourager les gens qu'elle suit... mais ça fait du bien malgré tout ce genre de petite pommade. 

On se donne "six mois et plus" pour réaliser ce projet. Je lui ai confié ma peur, car ça devient réel tout ça. Ça prend forme, doucement. Et je suis morte de trouille.

Je me demande si j'ai "choisi" le bon domaine. Je me demande si j'en serai capable. Je me pose trop de questions. J'ai récupéré les photocopies de mon "projet pro" en réalisant ce qui y était écrit noir sur blanc, comme gravé dans le marbre.

La suite au prochain épisode.

 ***

Du reste, j'ai la tête en charpie. Hier, un couple d'amis faisaient une cérémonie du fait du décès d'une de leurs filles, jumelles. On est arrivé en retard, la cérémonie se terminait, les visages étaient rouges. Je me sentais tellement désolée pour eux que je n'ai même pas su quoi dire en les saluant. 

Et l'ami ayant besoin de parler, on a commencé à boire, et boire, d'abord du vin, puis à deux car celui que j'aime conduisait, on a terminé une bouteille de Chartreuse quasi pleine. On est partis de là-bas je tenais à peine debout. On a beaucoup parlé, de tout, de rien, de leurs jumelles, d'être tiraillés entre la tristesse de la perte de l'une et du bonheur de voir que l'autre s'accrocher de toutes ses forces - très prématurée. J'espère de tout cœur qu'elle ira bien. On ne se parle pas beaucoup, mais j'espère pour eux que tout va bien se passer. Je les ai trouvés très courageux dans cette épreuve. Très dignes. Bref, j'ai un peu la gueule de bois - j'ai plus vingt ans.

La routine reprend.
Hier on a un peu plus fumé que prévu.
Aujourd'hui, nicorette et c'est tout. Je compte toujours arrêter, surtout que ça ne me déclenche toujours pas de crise de manque avec larmes ou idées noires.

Le café m'appelle.

mercredi 19 octobre 2016

Nicotine-neige


19/10/16
06H33



L'arrêt du tabac se profile doucement. Une semaine de lourd ralentissement, passer de plus de deux paquets par jour à une ou deux roulées. Maintenant, il va falloir passer outre ces deux roulées... et ne plus toucher à rien.

Je ne me sens pas aussi mal que lors de mes précédentes tentatives d'arrêt, s'en est presque bizarre. Oui j'ai envie de fumer, mais pas de crise de larme, de nerfs, d'idées noires. Et c'est plus que rassurant. J'ai enfin l'espoir de, peut-être, arrêter pour de bon. Je mâche des gommes à la nicotine de temps en temps, j'ai pris le pack à la pharmacie même si ce ne sont que des infos que je sais déjà. Ce matin c'est un peu plus dur. Alors je mâche. Je n'aurais pas été contre une "bonne clope" là, tout de suite.

Rendez-vous avec ma coach ce matin, je pense faire ma flemmarde et prendre le train à la ville du coin plutôt que prendre la voiture jusqu'à la cité U où je prends le tram. J'ai un peu conduis hier, ça s'est bien passé (et j'ai bêtement craqué sur des fringues...) mais la peur reste tenace. Tant pis si je dois attendre un train après mon RDV, je crois que je vais conduire jusqu'à la gare et prendre un train. 

Enfin, selon la météo, enfin, j'attends que se lève le jour pour savoir quel temps il fait. Je déteste les jours qui diminuent, je déprime toujours davantage la saison froide. Ne parlons même pas du changement d'heure. Qu'est-ce que je déteste cette période. Et Noël. J'en peux plus de Noël dès fin octobre. Je reprendrai mon souffle en janvier. Et j'espère qu'il n'y aura pas de neige ou le moins possible. Depuis que j'ai repris la conduite, la neige est mon ennemie. Je déteste gratter la voiture pendant une demie heure chaque fois que je dois sortir. Et le verglas. 

Et tout ça. 
 

lundi 17 octobre 2016

Faiblesse(s)


17/10/16
16H16


Dans ma tête je me répète : tu dois aller bien, tu dois aller bien... sinon tu vas le perdre. Il me l'a dit sans prendre de gants, qu'il mettait de plus en plus de temps à se remettre de mes phases basses, qu'il avait pensé plusieurs fois à me quitter. Je me sens le dos au mur, tout en sachant que j'en aurai d'autres, des phases basses voire très basses. Je cherche une stratégie. Tout en sachant que non, je ne peux aller bien tout le temps. Je vais plus souvent mal. Et alors compter sur la chimie : ce second antidépresseur va-t-il m'aider ? Et prévoir, si je rechute, une hospit loin de lui, pour le protéger ?

J'ai reporté mon rendez-vous de ce matin à cause de ce pressentiment. Celui que j'allais avoir un accident ou quelque chose de dramatique. Il m'a dit suis ton instinct, si tu le sens pas, annule. RDV reporté à la semaine prochaine. 

Je peins vite fait, je me relève, je mâche des nicorettes, je somnole, je peins, j'écris. Je vois ma coach mercredi je crois. On verra de quoi sera fait cette séance dont je ne sais rien.

Il faut que je regarde les associations ou groupes dans le coin. Pour... lui. Pour qu'il voit que j'y mets du mien, que j'essaie d'avancer, que non, je ne vais plus rester cloîtrée dans l'appartement. Je fais tout... pour lui. Moi, la vie... c'est pas trop mon truc. Et je sais qu'il déteste être "le centre de mon monde", sauf que pour le moment, "moi", je m'en fous. Ma vie, je m'en fous. Je lutte pour lui. Peut-être qu'un jour je lutterai pour moi, qui sait. Mais en attendant c'est comme ça.



Expo et cie


17/10/16
07H43





Outre le cruel manque de visiteurs (visiblement, les autres années il y avait davantage de monde) cette exposition a été une bonne expérience. Voir les gens au loin regarder mes peintures est une sensation étrange. Se faire prendre en photo près de ses peintures, devoir expliquer, même si dans mon cas il n'y a nulle démarche derrière. 
A l'étage, nous sommes beaucoup restés avec les autres intervenantes, et l'ambiance était conviviale. On buvait du café en discutant. J'ai énormément aimé ce que faisait l'une des artistes, on en a discuté, j'ai l'adresse de son blog, je lui ai déjà écrit ce matin.
Pas de vente, pour personne, c'était très désert malheureusement. Le vernissage est passé vite, les petits-fours n'ont pas tenu longtemps, comme on se disait avec les autres exposantes, les gens viendront au vernissage : y'a à boire et à manger !
Mais oui, une bonne expérience.

Ce qui fait qu'hier soir, angoisse au retour. J'ai avalé du lexomil en vain. Enième retour au réel. Ce matin j'ai un rendez-vous chez mon psy, j'appréhende la conduite : il pleut pas mal... décidément, conduire reste anxiogène, terriblement anxiogène. Et la pluie en surplus... déjà que je le sentais pas, sorte de pressentiment agaçant, mais alors ouvrir les volets et voir toute cette pluie... conduite deux heures en tout pour 20min de séance psy entremêlée de silences ou de radotage.... j'attends de voir comment ça évolue, si j'y vais, je pars à 10H. 

Du reste, l'expo m'a redonné envie de peindre. C'est déjà pas mal et pourvu que ça dure. 

Oh, dehors il fait gris-nuit, quelle horreur. Je dois me forcer, aller contre ce fichu "pressentiment". Ou devrais-je l'écouter ?
Déjà six seresta dans le sang. J'ai besoin d'y aller, je peux le faire... oui, non, non, oui... ?

vendredi 14 octobre 2016

Jour J


14/10/16
06H06





Bon. D'ici une heure nous serons sur la route. Je me sens un peu fébrile, mais tant pis. Tant pis si j'estime que les autres font des choses grandioses : chacun son style, et le mien, c'est un univers plein de couleurs à l'aquarelle. Et c'est tout.

La première journée sans tabac hier s'est étonnement bien passée. J'ai pris 3 gommes à la nicotine et plusieurs chewing-gum. Un gros coup de blues cependant vers seize heures.
Bon, il avait du cannabis en rentrant hier soir, j'ai tiré en tout 5 ou 6 taffes. Je regrette, je pense que je n'en reprendrai pas, car ça reste une gestuelle de fumeur, la fumette, le geste, inspirer, expirer... tant qu'à arrêter, autant tout arrêter. Même si parfois, le cannabis, faut dire ce qui est, ça fait du bien. On en fume juste de temps en temps, en plus. Pour pas devenir accrocs.

Je vais aller me préparer.
Deux heures trente de route, je crois.
Advienne que pourra.

jeudi 13 octobre 2016

Blues


13/10/16
18H07




"Petit" coup de blues. Solitude. Ne sais plus quoi penser de l'expo. J'espère juste que ça me changera les idées, que ça me divertira. J'ai somnolé, terminé le livre de Maxence Fermine, lui ai envoyé mon avis par la Poste avec quelques uns de mes poèmes. Depuis, le blues, le blues qui est tombé sur moi, mais qui je sais partira. 
Pour une première journée sans tabac ça se passe plutôt bien étrangement. Le blues vient certainement de là : je m'en grillerais bien une...
J'espère que ça va durer comme ça, sans crise ou de nerfs ou de larmes ou d'idées noires. Il n'y a pas de raison. 
Et pouvoir bientôt le dire : je suis libre... à nouveau !



J-1


13/03/16
07H31



Une gomme à la nicotine dans la bouche. J'essaie de rester calme. Ne pas paniquer à cause du manque. Il faut que ça marche... cette fois. Je ne dois pas m'emballer. Il faut que je tienne. A cause de l'argent, à cause de ma toux matin et soir, à cause de ma liberté bafouée. Il faut que j'arrête pour de bon.

Vu l'urologue hier. Enfin, son remplaçant, que je préfère largement : plus ouvert d'esprit, calme, pro. Et qui ne vient pas me sortir des "c'est psychologique" tout ça parce que je suis bipolaire... Bref, je teste un médicament pendant 6 semaines, selon si je le supporte bien ou non. Et prochain RDV donc dans 6 semaines.
Mes parents étaient là, mon père m'a offert un manteau très sympa et une petite écharpe. C'était drôle de le voir, lui le seul homme de cet âge dans des magasins où pullulent les gamines et les femmes. 

Je vais préparer un sac pour les trois prochains jours. Je me sens soudainement moins confiance quant à mes peintures. Mais bon : advienne que pourra. J'essaie de me dire : personne ne te connait, ça peut être un avantage. J'ai surtout peur du niveau des autres, face à mes petites aquarelles d'anges et d'arcs-en-ciel...

On verra.

mercredi 12 octobre 2016

Thérapie des schémas


12/10/16
05H32




La séance de la thérapie des schémas d'hier a été particulièrement étrange. On en a conclu que la base des soucis est la peur des autres ainsi que le manque de confiance en moi.

De là, il m'a parlé d'une technique qu'on allait utiliser, dont j'ai oublié le nom. Il s'est levé et à déplacé tout son cabinet, changé les fauteuils de place pour être face à face. 
Et là, il sort une canne dépliable avec un bout rouge. Je dois commencer par parler de mes peurs, peu importent lesquelles, mais parler. Alors je parle, je parle. Puis je dois parler en suivant le bout rouge tandis qu'il manie la canne de droite à gauche et de haut en bas. Je dois essayer de noter des sensations physiques. Quand je ressens quelque chose je dois lui dire. 

Bon, c'est super dur comme exercice. A un moment, force de parler, j'ai une boule qui commence à naître dans le ventre, alors je lui dis. Il arrête sa canne, et s'exclame que je regardais au même endroit avec et sans la tige en parlant de mes difficultés : en bas à droite. Sur le coup, je me dis soit c'est un super hasard, soit c'est magique.

Je ne sais plus le but de l'exercice, mais j'ai dû parler et parler de mes peurs en fixant le point rouge dans la zone précise ci au-dessus. De faire attention à mon ressenti. De dire comment je me sens. Je répétais mais je sais pas, j'ai peur de mal faire. Je ne sais pas si je ressens quelque chose ou si c'est imaginaire ou psychosomatique... j'étais perdue.

"Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à cet exercice".

Bref. 

Il a replié sa tige, on a remit son bureau en état, j'ai fait mon chèque et 60 euros et je suis partie de là un peu comme sur une planète un peu lointaine.

mardi 11 octobre 2016

La vérité qui blesse


11/10/16
07H24



Grosse conversation hier. Du positif, du négatif.

Il se remet de plus en plus difficilement de mes crises. Il les vit de plus en plus mal. "Tu sais, j'ai pensé te quitter tellement de fois. Je n'y arrive plus." Et là, le choc, en moi, le tremblement de terre. Parce que ces crises, je ne les prévois pas. Parce que des crises, j'en aurai toujours. Me demander si ça vaut la peine de continuer. Comme si c'était foutu d'avance.

"Je te déteste quand tu es en crise, c'est pour ça que je ne te console pas. J'ai juste envie de prendre ma voiture et me tirer. Je me retiens de te crier dessus."

 Et défaillir, encore un peu.

Du reste il a raison, il faut que je sorte, que je me fasse des "amis" disons des connaissances. M'inscrire à une activité. Sortir de l'appartement. Mais pour aller où ? Il faut que je trouve, que j'aille de l'avant.

La conversation m'a découragée plus qu'elle ne m'a galvanisée. Je me sens tellement fatiguée. De tous les efforts à faire, de la peur à surmonter. 

J'étais sonnée après la discussion.
Surtout sonnée par son envie de me quitter.
On ne devrait pas se quitter pour une maladie. Mais je comprends. Je le comprends très bien, c'est très dur pour lui aussi. 

Peur qu'il reste avec moi par peur.
"Si je te dis de partir, dans trois semaines j'apprendrai que tu t'es foutue en l'air au téléphone."

Oui, je vais me battre, pour lui, nous... pour moi, j'ai encore du mal. Et malgré la conversation, les idées noires persistent. 


dimanche 9 octobre 2016

Colocation "amoureuse" ?


09/10/16
20H05



A chaque fois que je tente de communiquer - en marchant sur des œufs et d'une voix calme et posée - il m'envoie valser.
Comme quand je lui parlais de la distance entre nous. J'ai réessayé ce soir, mais il a coupé court à la conversation. Sur le fait que les concessions c'est des deux côtés, qu'il ne vient jamais vers moi, pas de tendresse, d'attention, encore moins de romantisme. Pourquoi refuser d'en parler ou me siffler un "je suis comme ça" ?
Je suis fatiguée. Je l'aime mais j'ai de plus en plus de mal avec ce côté "ours solitaire, taiseux et indépendant".
Je me demande si ça me convient. Si ça me rend heureuse.
Parfois, je me demande, et si je partais, serait-il triste ou heureux de retrouver sa tendre et chère liberté ?
J'ose penser à la seconde option. Non, il n'est définitivement pas fait pour la vie de couple. Et moi, au milieu, j'ai envie de pleurer. Je suis complètement paumée. Je me demande où on va, comme ça. Tant de couples épanouis autour de moi, pourquoi pas moi ?
De la colocation. Oui, c'est quelque chose de ce genre. Et aucune communication. J'ai déjà tout essayé... 

Je me demande comment font les tournesols en hiver.

 

Doutes et incertitudes


09/10/16
06H39



J'ai dormi tôt hier soir, j'ai versé la moitié de la fiole de Tercian, et je me suis couchée. Je regrettais de ne pas être allée à cette soirée.

Je me sens si seule... pourquoi je m'isole alors ?

Ce matin, le moral me joue encore des tours. Je me sens mal. J'hésite à prendre à nouveau une poignée d'anxios pour me calmer, ou essayer de me calmer.
Il jouera tout à l'heure et je prendrai soin de surtout le laisser dans sa bulle, comme il le demande. C'est fou comme il me manque, il n'empêche. Je prends la distance qu'il me demande, mais je ne sens plus de flamme. Il siffle que c'est normal, après les années, mais je ne vois pas les choses à sa manière, si le brasier s'éteint alors tout est perdu, pourquoi ne pas au moins essayer de raviver une étincelle ?
Je sais qu'il a besoin de moments pour lui, et moi au milieu je ne sais plus comment je dois réagir. Et tous ces petits détails insignifiants qui prennent une importance capitale : j'ai mal nettoyé la table basse, j'ai posé deux fois la même question.... Je me demande où on va. Je me demande si on est encore unis, en quelque sorte, le regard dans la même direction, ou non.

samedi 8 octobre 2016

Oui, non, oui, non


08/10/16
18H03


Soirée. J'y vais. J'y vais pas. J'y vais. J'y vais. Et dix minutes avant de partir : non en fait j'y vais pas. Son soupir est lourd de sous-entendus. 

"Bah va-y, reste enfermée !"

Et regretter maintenant, tout comme je sais que si j'y étais allée, j'aurais regretté d'y aller. De toute façon maintenant les jeux sont faits. Je me rends bien compte que je me renferme, que je m'isole. Que j'évite les autres.
Je vais essayer de gérer ce soir, ne pas craquer. (alcool, médocs, boulimie....) J'espère dormir tôt. J'ai déjà prit mon cher traitement, il a tendance à me fatiguer pas mal. 

Je sais plus trop où j'en suis. Je ne sais plus ce que je veux. Tout me semble recouvert d'une épaisse glaise noire. 
Tout semble pourrir.
Tout part dans tous les sens.

Tout.
 

Je t'aime mais tu m'étouffes


08/10/16
07H20




Elles sont loin les vacances on l'on s'était retrouvés...

Prise de bec hier soir. Sur notre couple. Sur notre couple qui s'effrite doucement, les fondations ne sont plus aussi solides et le vent emporte tout. 

C'est parti d'un rien.
D'un "on s'éloigne ou c'est moi ?" que j'ai prononcé tout doucement. Parce qu'on ne se parle pas. Parce que si je parle trop ça l'énerve. Parce que j'ai besoin de communiquer. Et tout de suite, son ton froid, sec, cassant. Et les mots qui blessent, qui blessent là au fond du cœur. Réaliser que oui, ce n'est qu'une histoire, réaliser comme une évidence que non, ça ne durera pas. Ça ne peut pas durer, quand tout se pète la gueule.

Les non-dits, les malentendus. La situation actuelle. Je pensais avoir pris de la distance le concernant, je sais qu'il est solitaire, indépendant, qu'il ne s'est toujours pas fait à ma présence - qu'il ne s'y fera jamais. Mais ça ne semble suffire. 

Alors je vais disparaître, tout doucement, sans qu'il ne s'en rende compte, pour le laisser tranquille. Envie de ré-arrêter de manger, pour cet évaporation. Que mon crie à ma place. Crie "voilà, je m'efface, je ne t'envahis plus, je m'en vais".

Avoir envie de me barrer en plein milieu de la houle, partir n'importe où, partir loin. Mourir dans un coin comme les animaux. Ça ne peut pas continuer comme ça. 

Non, ce n'est pas possible. 


vendredi 7 octobre 2016

Toujours


07/10/16
13H30



Désintérêt. Envie de rien. Tenté de regarder un film. Arrêter au bout d'une demie heure. Tourner. M'allonger sous la couette à cause du froid qui me croque les os. Sentir la saveur des idées noires dans ma bouche. Vouloir reprendre mes lettres d'adieu. Mes pauvres mots qui ne serviraient à rien, n'apaiseraient rien, pas même une explication crédible à écrire. Je m'en fous. De tout. De tout, sans exception. Je n'ai pas le moindre désir. La moindre envie. Si ce n'est de dormir, dormir à jamais, sans fin, sans réveil. Je joue, je fais semblant, parce qu'il ne s'est toujours pas remit de mes crises. Je ne sais plus comment le protéger de moi. Je suis un parasite.
 

Jour-sans


07/10/16
08H56




Y'a des jours, comme ça, où dès le réveil on sent que les heures vont être interminables. J'ai fumé ma dernière cigarette il y a une heure, mes gommes Nicorette sont là, à côté de moi. J'ai la trouille, à cause du moral qui n'est pas forcément au beau fixe. Peur que ça se passe comme les dernières fois : crises de nerfs, larmes, idées noires et j'en passe. 

Je me sens juste triste ce matin. Je n'ai pas la moindre envie. Une journée-sans. Dont je me demande comment je vais l'occuper. J'irais bien me recoucher et dormir toute la journée, si seulement. Le froid me croque les os. Je hais l'hiver qui approche dans ses bottes immenses. 

Une soirée demain soir. Je crois que je n'irai pas. Tant pis. Si c'est mal pris ou que sais-je. Mais rester seule... je sais que ça peut déraper. La solitude me faire boire ou manger trop et vomir ou mélanger mes médocs ou pleurer. On verra demain.

Oui. Une journée-sans qu'il va bien falloir remplir d'une façon ou d'une autre.



jeudi 6 octobre 2016

Glagla


06/10/16
10H06



Il fait froid... je n'arrive pas à me réchauffer malgré les couches de vêtements. Je suis devenue frileuse avec les années, très frileuse, quand lui est en tee-shirt moi je suis en col roulé. "Rêve pas, on mettra pas le chauffage tout de suite". Arg. Je grelotte.

L'exposition aura lieu la semaine prochaine. Plus ça se rapproche, plus je peins... de la merde. J'appréhende tout en étant aussi enthousiaste. J'ai peur de me sentir moindre face aux autres artistes. Peur de reculer, dire "non ce que je fais est trop moche non mais regarde ce que fait ce type !" On verra bien.

Les journées sont longues, que j'ai ou non des rendez-vous. Je n'arrive à rien. Le soir je m'endors sur le canapé pour écourter mes journées. Je laisse couler le temps, je ne pense pas à tout ce qui pourrait déclencher une crise d'angoisse. Bientôt plus de tabac, les gommes attendent, appréhension vu dans quel état ça me met d'essayer d'arrêter. Je sors à peine d'une phase dépressive aiguë, alors je ne veux pas replonger dans une autre... puisque tenter d'arrêter me fait pleurer, avoir envie de mourir, et ce sentiment d'être amputée d'une partie de moi. Ça va loin, c'est ridicule, mais c'est comme ça.

Envie d'écrire mais nulle inspiration. 
Je sens que cette journée va être interminable.
 

mercredi 5 octobre 2016

Glacée


05/10/16
18H22

J'ai froid. Tellement froid. Malgré les couches de vêtements, les cols roulés. Je crève de froid.
Mon rendez-vous de ce matin était insipide. 
Les idées noires tentent de se frayer un chemin. Je les sens derrière moi. Je les entends chuchoter. A croire que c'est un cercle sans fin. A croire que la réponse est là.
 

Kiss me hard before you go


05/10/16
18H20

 

Les os froids


05/10/16
07H14




Rendez-vous ce matin à dix heures avec ma coordinatrice. Je n'ai absolument aucune envie de prendre la voiture. Je pourrais aller à la petite ville du coin et prendre le train, mais je suis congelée, et au retour, il y toujours de l'attente, pas beaucoup de trains, donc bon, je vais conduire jusqu'à la cité U pour prendre le tram. Et n'avoir aucune attente au retour.

La nuit me fout le cafard. Un cafard aussi gros qu'une blatte. J'attends que le jour se lève enfin, en espérant que le ciel ne sera pas gris. En espérant qu'il n'y aie pas de temps de pluie.

Nous entrons dans la période qui me déprime totalement. Et sachant que j'ai déjà très froid, alors qu'est-ce que ça sera cet hiver... J'enfile les couches tel un oignon, mais dehors il fait un froid sec et dur, alors mes doigts commencent à picoter. Dans l'appartement aussi. Il ne veut pas qu'on mette le chauffage tout de suite. Alors je grelotte. Je n'arrive pas à me réchauffer.

Si le dieu des saisons m'entend, je ne veux pas de neige cet hiver. Pas ici en tout cas. Parce que je déteste passer une demie-heure à dégivrer la voiture. Parce que j'aime pas conduire dans ces conditions. Mais voilà, je n'habite pas dans le Sud, alors je sais qu'on y aura droit, ici. Fuck.

Je ne sais de quoi sera fait le rendez-vous de ce matin. Parfois je me dis, ça fait beaucoup de route, de temps, pour une séance pas très longue, qu'on devrait faire ça par skype ou que sais-je. Je regrette l'époque des VSL, c'était si simple, sans stress, rapide, et les conducteurs étaient sympas.

Je pars d'ici une heure. Pourvu que ça se passe bien.

mardi 4 octobre 2016

Mon psy est un clown pas marrant


04/10/16
16H18





J'ai vu le psychiatre qui gère mon traitement ce matin.

Début compliqué, je ne saurais dire comment j'ai fait ça, mais j'ai calé trois fois en tentant de quitter la place de parking... ce qui m'a fortement énervée. Le reste de la route s'est bien passé, quelques soucis avec les vitesses parce que trop inattentive. Je suis allée au fond du parking du centre commercial près du cabinet pour avoir une place sans personne autour de moi...

J'étais en avance. J'avais préparé une lettre pour tenter d'expliquer ma crise aiguë d'idées noires. Le psy n'en a pas voulu. Alors j'ai essayé d'expliquer. J'en ai dis tant que d'autres auraient appelé une ambulance sans réfléchir. Mais pas mon psy. Il continuait de manger ses tic-tac dans une indifférence totale. "Bon", il a dit. "Bon, vous avez déjà un traitement assez lourd." 

Je réagis.

- Je suis censée faire quoi dans ça va très mal ?
- Je suis pas magicien, il n'y a pas de potion magique.
- Alors je fais quoi ?

Silence.

- Rien.

Je me sens déçue. En gros, si ça recommence, serrez les dents ou foutez-vous en l'air, faites votre choix !

Il a finalement décidé de me rajouter un deuxième antidépresseur. Ne reste qu'à attendre un mois comme d'habitude pour avoir les premiers effets. Effets que j'espère. 

Je sors avec mon ordonnance et ma mine triste. Je retourne à ma voiture, le retour se passe bien. C'est souvent comme ça. L'aller est compliqué, le retour se passe mieux. Je t'aime, moi non plus, Titine. 

Donc bon, je vais commencer avec ce nouvel AD, et advienne que pourra.

 

Le froid qui mord


04/10/16
08H17


Rendez-vous avec le psychiatre qui gère mon traitement ce matin. Je n'ai absolument aucune envie de prendre la voiture... mais il faudra bien. J'ai avalé quelques anxios en prévision, même s'ils ne me font plus le moindre effet.

J'espère parvenir à poser des mots sur la phase suicidaire que je viens de traverser. J'espère un changement radical de traitement. J'espère qu'il m'écoutera a agira en conséquence. 

Sortie vite fait dehors. Le froid revient. Les mains qui font mal et picotent. Je ne veux pas d'hiver, de neige, de froid, de givre, de verglas... J'ai déjà si souvent froid sans raison. Et l'hiver, ne pas parvenir à me réchauffer. J'attends avec impatience qu'on mette le chauffage. On retarde, ça coûte cher. Mais je crève de froid.
Les papillotes vont bientôt sortir et me donner la nausée, Noël par si, par là. Overdose. Vivement janvier, où je reprends mon souffle.
 

lundi 3 octobre 2016

Respire


03/10/16
08H40





Le moral semble remonter, mais je préfère ne pas m'avancer : en une demie seconde tout peut basculer, là est tout le problème.

Ces derniers jours ont été atroces. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment on peut avoir si mal à l'intérieur. On ne peut comparer ça à aucune douleur physique. Ça vous dévore de toutes parts. Et les idées noires... qu'est-ce que j'ai pu y réfléchir, à comment j'allais partir. Je n'avais que ça en tête, ça tournoyait comme un bal de corbeaux.

Je vois le psy qui gère mon traitement demain. A force je ne sais plus comment expliquer, ça va pas, ça va pas du tout, ça va, ça va à peu près, ça va très bien... j'ai la tête à l'envers, ou le cerveau... j'ai bien cru que c'était la fin, que cette fois, je ne me relèverais pas. Tout comme je sais mon semblant de moral très fragile. Très, très, fragile. Je sens qu'un rien peut tout faire basculer. J'ai la trouille. Et je fais l'autruche, pour ne surtout pas rechuter, ruminer. 

Au réveil, sept anxios en guise de petit déjeuner, à cause de l'angoisse là, dans le creux du ventre. Je suis dans l'ignorance. De quoi demain sera fait. Lui ne s'est toujours pas remis de ma crise. Je sais qu'il lui faudra plusieurs jours. Tout comme je sais que j'aurai régulièrement ce genre de crise, un traitement n'est jamais fiable à 100%. 

Et c'est ce détail qui me décourage.


 

dimanche 2 octobre 2016

Tenir, coûte que coûte


01/10/16
14H31


Maintenir le moral. Mission : maintenir le moral. Rester calme, "me reposer" dixit ma coordinatrice dans son dernier mail.

Mardi, peut-être du changement, mardi, j'espère du changement. Même le lithium, je m'en fous. Qu'on me donne n'importe quoi qui régule davantage mes humeurs. J'essaie de m'occuper pour ne surtout pas penser, ou dormir, même combat.
Un grand merci à cette amie hier soir qui a passé du temps à me soutenir. Cela m'a fait tant de bien que quelqu'un s'intéresse et m'aide. C'est énorme, de se sentir... comprise, en quelque sorte. C'est tellement important, qu'on nous écoute, qu'on ne nous ignore pas ou ne nous laisse pas dans l'indifférence. On se soutient comme ça depuis longtemps, quand l'une va mal, l'autre est là. Et elle m'a aidée alors qu'elle même n'était pas au top de sa forme. Je t'aime fort ma puce, si tu passes par là...

Il joue. Je vais tenter de peindre. Ou j'en sais rien. Dormir ? Je sais pas. Je ferais bien une ratatouille mais agir est encore "au-dessus de mes forces". Je peine pour tout, je vis au ralenti, en mode pilotage automatique. Rien que prendre une douche.... ça me semble l'Everest. Je me sens si instable, à fleur de peau, prête à exploser. Je me sens si... fragile, en ce moment. Tellement lunatique, aussi.

J'espère cependant que cette phase noire va toucher à sa fin. 


samedi 1 octobre 2016

La vie ne m'apprend rien


02/10/16
18H38



Hier soir, torture mentale et folie aigre-douce. Rester éveillée est insupportable. Un cauchemar. Alors j''essaie de dormir dès que je peux... Pour fuir. Pour ne plus avoir ces bouffées d'idées suicidaires qui me dévorent. Je ne pense qu'à ça. Disons que ça s'impose à moi. Et ça tourne et ça tourne... je pense à tout, au lieu, au moment, aux lettres, ça va pas bien dans ma tête. Et cette tristesse infinie. Qui ne part pas au lavage.

Il a ouvert une bouteille de vin. 
"Je ne sais pas quoi faire de mieux."
Je me sens un peu mieux d'avoir tout bu trop vite. Je peux à nouveau parler. Tenir une conversation. Me sentir légèrement mieux sur le moment.

Vivement mardi. Qu'on voie pour le traitement. Il faut tout remodeler. Ces humeurs ne sont pas normales. Ça recommence à être l'anarchie. 

Il faut réadapter la chimie que j'avale.



Incompréhension


01/10/16
07H46




Je ne comprends pas. Seconde crise hier soir. Moindre qu'avant-hier, mais quand même très pesante, impulsive et envahissante. Je l'ai laissé jouer à la console pour finir le rhum, je crevais d'envie de me faire mal, me faire très mal. Je me disais encore : c'est pour demain. C'est pour demain, j'en peux plus. Mais chaque matin, ça va un peu mieux. Un peu, c'est déjà beaucoup. J'espère qu'il n'y aura pas de crise ce soir. Je suis fatiguée des idées noires. Mardi, le psy a intérêt de me modifier le traitement, ça tourne pas rond.