21/10/16
07H39
Le RDV avec la coach est passé. S'est passé. Je ne sais en bien ou en mal...
On a répertorié les domaines qui m'intéressaient, pour finir par choisir l'aide à la personne comme projet professionnel. Elle m'a demandé ce que je pourrais faire ou non. Ce que je voudrais faire ou non. Et sous quelle forme. On a tout listé. Sortir avec une personne âgée au parc du coin, oui. Repasser, non.
Elle a tout noté, sur le coup ça allait, mais depuis je doute.
Il est écrit plus particulièrement "aide à la personne, dame de compagnie voire aide aux enfants handicapés". Et je me sens depuis encore plus paumée je crois depuis. J'ai une direction à suivre, mais conviendra-t-elle ? Me conviendra-t-elle ?
Je lui ai parlé de mes difficultés avec la voiture. C'est la base, la voiture. Elle m'a aussi expliqué qu'elle pourrait venir avec moi visiter des structures, poser des questions, trouver un job en somme et expliquer sa présence du fait de mon statut de travailleuse handicapée. (que je déteste ce fait!)
Elle m'a confiée me trouver très posée et attentionnée.
"Je crois en vous, sincèrement, concernant ce projet, et je pense même que cela vous fera beaucoup de bien." Mais je suppose qu'elle dit ça a tout le monde, elle ne va pas décourager les gens qu'elle suit... mais ça fait du bien malgré tout ce genre de petite pommade.
On se donne "six mois et plus" pour réaliser ce projet. Je lui ai confié ma peur, car ça devient réel tout ça. Ça prend forme, doucement. Et je suis morte de trouille.
Je me demande si j'ai "choisi" le bon domaine. Je me demande si j'en serai capable. Je me pose trop de questions. J'ai récupéré les photocopies de mon "projet pro" en réalisant ce qui y était écrit noir sur blanc, comme gravé dans le marbre.
La suite au prochain épisode.
***
Du reste, j'ai la tête en charpie. Hier, un couple d'amis faisaient une cérémonie du fait du décès d'une de leurs filles, jumelles. On est arrivé en retard, la cérémonie se terminait, les visages étaient rouges. Je me sentais tellement désolée pour eux que je n'ai même pas su quoi dire en les saluant.
Et l'ami ayant besoin de parler, on a commencé à boire, et boire, d'abord du vin, puis à deux car celui que j'aime conduisait, on a terminé une bouteille de Chartreuse quasi pleine. On est partis de là-bas je tenais à peine debout. On a beaucoup parlé, de tout, de rien, de leurs jumelles, d'être tiraillés entre la tristesse de la perte de l'une et du bonheur de voir que l'autre s'accrocher de toutes ses forces - très prématurée. J'espère de tout cœur qu'elle ira bien. On ne se parle pas beaucoup, mais j'espère pour eux que tout va bien se passer. Je les ai trouvés très courageux dans cette épreuve. Très dignes. Bref, j'ai un peu la gueule de bois - j'ai plus vingt ans.
La routine reprend.
Hier on a un peu plus fumé que prévu.
Aujourd'hui, nicorette et c'est tout. Je compte toujours arrêter, surtout que ça ne me déclenche toujours pas de crise de manque avec larmes ou idées noires.
Le café m'appelle.