dimanche 31 juillet 2016

Routines


31/07/06
17H53



Routine. Quotidien. Monotonie. Couple qui s'ennuie. S'ennuyer à deux. M'isoler. Me demander à quoi ça rime, tout ça. A quoi ça sert, ces heures vides. Ennui. Attente. Lassitude. Dis, c'est quand qu'on meurt ?

mercredi 27 juillet 2016

Pas grand chose


27/07/16
15H53


Je déteste ces journées à être dans le déni de ma vie. A passer le temps, à laisser filer le temps, parce que plus le temps passe, plus je me rapproche du repos éternel. Il faut que je sorte de ma cage. Et doucement me surprendre. Avoir hâte de mon RDV demain. Même si la conduite m'effraie, et le tram, et tous ces gens partout qui grouillent, j'ai hâte de sortir de cet appartement qui me donne la nausée. Tant pis pour les angoisses, tant pis, j'ai besoin d'air.

Je profite des heures sans idées noires, des jours qui enfin s'écoulent sans l'envie de sauter ou me pendre. Je ne demande pas la Lune, je veux juste ne plus jamais avoir d'idées noires. Il me dit, tu en auras toujours. Il m'a dit ça, pendant les quelques jours sombres la semaine dernière, et j'ai doublement pleuré. "Si elles reviendront toujours, alors moi, je ne veux plus, je ne peux plus, ce n'est pas humainement possible de tenir trop longtemps". Et s'engueuler.

Je ne sais pas trop comment ça va. J'aimerais que la solitude me quitte un peu, qu'elle aille voir quelqu'un d'autre. On se voit peu, le soir. Il arrive à l'heure où je m'endors, assommée par mon traitement qui a encore été augmenté. C'est bien gentil, monsieur le psychiatre, de me demander si je tiens debout avec tout ça. Vous m'en rajoutez toujours ! Enfin, peut-être le lithium, la prochaine fois. Je ne sais pas si j'ai hâte ou peur. 
 
Non, j'en sais rien.

lundi 25 juillet 2016

RDV et cie


24/07/16
16H06




Fière de moi. Parvenue à conduire malgré la circulation dense sans paniquer pour aller à mon rendez-vous chez le psychiatre.

- Je pense au lithium. Mais je pars en vacances et vous auriez besoin d'une surveillance très régulière. On verra ça à notre prochain rendez-vous.

Je lui ai tout dis. Les idées noires, le mal de vivre, la tristesse et les crises - de nerfs - de larmes. Je lui ai dis les humeurs qui changent en une demie seconde. J'ai tout raconté. Il m'a juste augmenté le Xeroquel, je bats des records : 800mg par jour maintenant, alors qu'avant c'était 400mg, mais on a augmenté petit à petit. 

- Et si je vais mal à nouveau, je fais quoi ?
- Allez aux urgences.

Okay... On ne parle pas beaucoup, il traficote mon traitement, l'imprime, le signe, et me voilà repartie sur les routes et je suis heureuse de voir que j'ai conduis sans paniquer, la fenêtre à demie ouverte et chatonnant sur la radio.

Je croise les doigts. Pour pas que les idées noires reviennent. J'ai un autre rendez-vous jeudi, le débriefing du groupe. J'irai sans doute en voiture jusqu'à la Cité U, les trains se sont rares. 

J'appréhende le bilan urodynamique que je dois faire début août. Vivement que ça soit passé. Peut-être qu'on saura enfin pourquoi je vais aux toilettes tous les quarts d'heure... ça me changerait la vie qu'on me donne ces fameux médocs pour enfin ne plus avoir à souffrir dès que je sors. 

La suite au prochain épisode. 


samedi 23 juillet 2016

Bla bla


23/07/16
11H00



Je remonte doucement la pente, crampons aux pieds pour pas trop défaillir. Je sais que tout peut basculer d'une seconde à l'autre. Mes humeurs varient plus rapidement, il faudra que j'en parle lundi au psychiatre. J'ai traversé l'Enfer en début de semaine, à relier mes ceintures en pleurant avant de m'allonger, gorgée de tercian, pour dormir au lieu d'en finir.

C'est fou comme ça peut faire mal. En dedans. Et ne pas savoir où se situe la douleur pour la calmer. Être imperméable à tout positif. Être bouffé, oui, complètement bouffé par la noirceur. Ne plus entendre les voix, les échos au loin. Être dans le brouillard le plus total, sans porte de sortie. J'espère que la prochaine crise de ce genre sera dans longtemps. Parce qu'alors, je ne suis plus moi-même, quelque chose me possède, il faudrait m'exorciser. Un démon, un lutin diabolique, j'en sais rien. 

jeudi 21 juillet 2016

Montagnes russes


21/07/16
17H24


Le moral qui grimpe et dégringole. L'espoir qui revient puis s'envole. M'en fous, qu'on essaie le lithium, je m'en fous, j'ai besoin d'aide. Mis un fond de tercian dans de l'eau plus trois pipettes. Il faut toujours augmenter les doses mais mes stocks baissent. J'en aurais bien rajouté trois pipettes, mais après il n'y en aura plus beaucoup. J'ai pensé à l'alcool, regardé mes comptes, je suis à deux euros de mon découvert autorisé, donc pas possible d'acheter de l'alcool. Encore trois heures avant qu'il ne rentre. Les journées sont longues, mais c'est égoïste de dire ça, j'ai qu'à bosser. On s'aperçoit le soir, et c'est tout. Je me demande à quoi ça sert, vu qu'on se voit pratiquement plus. Et l'image du barrage qui s'éclaire encore dans ma tête, comme l'autre soir quand je pleurais, m'endormant sur mes idées noires. Toute ma famille serait étonnée. Personne ne sait que ça va mal, on ne parle pas de ces choses là en famille. C'est tabou. Et le barrage, ça serait vraiment méchant de ma part de me tuer là-bas. Mais cent cinquante mètres de haut, c'est quand même un minimum. Ca y est, elles sont revenues... sortez de ma tête ! Je deviens dingue...

mercredi 20 juillet 2016

Lutter


20/07/16
17H58




Hier, encore une discussion houleuse, encore des larmes à n'en plus finir. Et à un moment, me lever du canapé hors de moi, "je vais tout casser", il me retient fermement par le bras, et on continue de parler, et moi je ne supporte pas son ton froid et agressif, je veux juste parler, parler, pas crier. On parle sans se comprendre. On parle sans s'écouter. On répète. Je me sens de plus en plus mal. Je craque et pleure encore sans fin. Je me sens arrivée à la dernière page du livre. L'épilogue.

Finir allongée en fin de sanglots sur le canapé, shootée par le mal-être, avec dans la tête des scénarios : je connais a peu près la route pour aller au barrage, mieux que la route pour aller au pont, tant pis pour mes parents qui adorent cet endroit, mon père qui y a travaillé, les balades qu'ils font là-haut, je peux y aller, attendre le soir que les touristes se dissipent, et sauter...Je m'endors ainsi, bouffée par les idées noires, à chercher où, et comment...

J'attends de voir comment ça va aujourd'hui, je suis levée depuis peu. Je veux juste que ça s'arrête et retrouver le moral. Pour qu'il arrête de crier. Pour qu'il redevienne comme avant, souriant, malicieux. Pour qu'on ne s'engueule plus, ça me fait tellement de mal. Pour ne plus avoir à programmer mon départ. Je veux que l'espoir revienne, la force, aussi, je veux de la force car je n'en ai plus. Je verrai bien comment s'amorce cette journée.

Je veux que les choses aillent bien.
Je ne demande pas la lune.
Je vais regarder les effets secondaires du lithium. S'il faut en passer par là... hâte de voir le psychiatre lundi, déjà pour lui combien ça va mal, ensuite pour qu'il fasse quelque chose, qu'il modifie ou ajuste le traitement pour m'aider. 

Il faut que je trouve "mon" moyen de survivre. 

mardi 19 juillet 2016

Dégringoler


19/07/16
16H16

Retour en force des idées noires. Je me sens craquelée de partout, désespérée, et tellement seule. Tellement seule...
Je ne sais pas d'où vient cette douleur intérieure, ni comment la calmer. Alors les idées noires entrent dans la faille. Je me dis, ça finira par arriver. Ça ne peut qu'arriver, je ne tiendrai plus très longtemps.


Hier, pendant la discussion, l'entendre dire ce que je pense : si j'allais dans un hôpital, ça changerait quoi à ce que j'ai dans la tête ? Je dois au contraire me confronter à l'extérieur. Au monde. Pas m'enfermer encore plus.
Je ne sais pas qui appeler. Qui solliciter sans embêter. Je me sens chuter. Je prépare doucement ma fin. Parce que je la sens. Elle approche. J'écris des lettres. J'essaie de trouver le moyen pour que "ça" passe le mieux possible. Je ne sais pas encore ni quand ni comment, mais je le sens, ça s'approche. Et puisqu'il faut de la violence, alors ça sera violent. 
Envie d'appeler mon psy, rapprocher le rendez-vous, mais quand le téléphone sonne en consultation il râle, et j'ai pas envie de le faire râler. J'en sais rien. Je me sens paumée. Et ça changerait quoi ? Je lui dis les choses, il semble ne rien entendre. Je me sens si seule. Je me sens si seule... seule avec elles.

J'aurais aimé être faite pour la vie.
Mais vraisemblablement, c'est vraiment pas pour moi.

Les douleurs invisibles


19/07/16
09H53


La journée d'hier a été d'une souffrance intense. A se demander comment c'est possible de souffrir autant... en dedans. A se demander où se situe la douleur. A se sentir impuissant, pas de plaie à désinfecter, rien, c'est intérieur, inatteignable. Engluée au lit à se tordre de douleur entre deux crises de larmes, et les bouffées d'idées noires, et se dire je dois tenir, je dois tenir...

Conversation douloureuse d'au moins trois heures le soir venu lorsqu'il est rentré vers 20H30. Je me ratatine et pleure encore plus. Je voudrais juste un câlin réconfortant, mais ça n'est pas dans son genre. Je l'écoute, j'essaie de m'accrocher au fait que lui y croit. Tout en sachant qu'il ne tiendra pas éternellement comme ça. Il subit, il a raison. Il me subit.

Ce matin moral fragile. J'ai rajouté du rouge à mon compte bancaire en rachetant du tabac, je ne veux pas me retrouver comme hier, tout est si... oui, fragile. Je suis sur le fil, j'essaie de remonter la pente. Mais les larmes ne sont pas loin. 

Je ne veux plus jamais repenser à hier.
Mais au fond de moi, je sais que je finirai par me relever, comme à chaque fois.
J'espère.

lundi 18 juillet 2016

A bout de souffle


20H



Mutisme


18/07/16









Mais y'a rien qui dure....


18/07/16
09H35

"Vivre ou ne pas vivre
Le paradis a son enfer

Mais y a rien qui dure..."

Les souliers rouges - Vivre ou ne pas vivre
Coeur de Pirate - Arthur H, Marc Lavoine




Première fois depuis des mois qu’il se lève avant moi. Pas de beaucoup. Je me suis levée à sept heures au lieu de six, en moyenne. Parfois cinq trente. C’est le bip du micro-onde qui m’a éveillée en sursaut. Et une sorte d’angoisse latente qui plane. J’ai avalé machinalement six ou sept lysanxia, bien que sachant que ça ne changera pas grand-chose au problème.

Je me rappelle hier soir, j’ai pris mon traitement plus tôt, ça m’a encore foutu une claque incroyable. Je me suis endormie sur le canapé avant les infos, et puis il m’a réveillée, alors je suis montée dormir. Enfin, monter les deux étages jusqu’à la chambre a été toute une aventure. Je me suis assise cinq fois à cause de la sensation de tomber dans les pommes. Je ne tenais plus debout, j’avais des nausées et des bourdonnements d’oreilles. Sans parler que j’ai de gros, gros trous de mémoire en ce moment. Rien ne se fixe, j’oublie tout. Ce traitement me tue tout en me régulant. Que la vie serait moins compliquée sans ce trouble bipolaire ou disons, sans ce traitement obligatoire.

Je réalise qu’on s’est enlisés dans une routine dont je ne sais plus me dépêtrer. D’habitude, je tente de la casser. Le surprendre. Mais là, les idées sont parties. Je réalise que nos débuts sont finis, qu’on est coincés dans une monotonie dangereuse et qui tue doucement les amours en douce. On réalise les défauts de l’autre, et ça énerve, et y’a plus que ça. Mes trous de mémoire l’agacent, autant que mon incapacité à me décider. Hier, il cuisine.

-          Tu veux des pâtes ?
-          Je sais pas.
-          Mais tu sais jamais ! T’en veux ou pas, c’est pas compliqué ?
-          Oui… non… je sais pas.

J’ai filé sans demander mon reste. Les pâtes sont cuites, même dilemme. T’en prends ou pas ? J’sais pas. Je tourne dans la cuisine. Je regarde les pâtes. Je me dis j’ai pas faim mais faut que je mange. Je me dis ça va me faire grossir. Au bout d’un quart d’heure je me sers un bol. Je mange lentement. Il dit ça m’agace de plus en plus tes conneries. Je ne dis rien.

Est-on arrivé au bout ?
A partir de quand est-on arrivé au bout ?
Nous ne sommes pas de ceux qui croient à l’amour éternel. On parle parfois de rupture, on s’organise – presque – déjà. Tu pourras squatter le canapé quelques semaines, si on rompt. Avoir envie de pleurer d’avoir des conversations pareilles. Mais on est ensemble là, non ? Oui, il répond. On fait un bout de chemin ensemble. On sera pas obligés de se quitter sur de mauvais termes. Et à nouveau l’envie de chialer. Je regarde tous nos amis mariés, comment savent-ils qu’ils passeront leur vie avec telle personne, dans ce monde où rien ne dure, où rien n’est jamais acquis ? Sont-ils fous ? L’amour est-il une folie autorisée par les mœurs ? Une illusion, un fantasme ? Je pourrais écrire des heures sur le sujet. Le prétendu amour derrière lequel tout le monde court et qui inévitablement fait souffrir tout le monde quand même. Une invention, une connerie, l’amour. Je pense de plus en plus, et lui aussi, que la vie est une succession d’aventures, jusqu’à ce qu’on se retrouve seul, sans personne, vieux et esseulé. Je sais que même moi, je ne le ferai changer d’avis, je sais qu’il se sent encore comme un vieux célibataire et que ma présence souvent est de trop. Il déborde d’indépendante, terriblement solitaire. Je me demande quand il en aura assez de se coltiner ma petite personne. Si dans sa tête, ça n’a pas déjà commencé à germer. Doucement.

Comme convenu, j’ai grossi. Bon, cent grammes ce n’est rien, mais ça m’énerve. Aujourd’hui la solitude va m’aider à moins manger, normalement. Je sais pas pourquoi je joue avec le feu. Car je risque fort rechuter si je m’obstine dans mes conneries – manger moins, vomir parfois… Je sais pas. Il me faut peut-être m’accrocher à quelque chose et je n’ai rien trouvé d’autre ?

Je n’ai pas envie de « vivre » cette journée. Je voudrais me recoucher et m’endormir et pendant plusieurs heures… jours… semaines…mois…toujours.

Je réalise encore que je suis une assistée. Il travaille le soir désormais, et ne peut donc m’accompagner au seul RDV où je ne vais seule, mon psy que je vois chaque semaine. J’ai appelé le psy tout à l’heure, lui ai expliqué en plus d’une lettre, il m’a dit que je me cherchais des excuses pour ne pas venir. J’ai insisté, conduire là-bas me terrifie. On a convenu d’un RDV début août, à 11H.

Je me demande si j’aurai le cran d’y aller seule.
 

dimanche 17 juillet 2016

Reprise des mots


17/07/16
10H35 





Je reprends un journal blog.

J’ai toujours besoin d’écrire, je crois.

J’en aurai toujours besoin.



Il reste moins de la moitié du pot de tabac. Je sais qu’il faut me restreindre, car je suis déjà – nous sommes déjà – dans le rouge. Je sais que je dois arrêter de fumer, même si ça me rend malade, même si ça me rend folle au point de errer dans les rues à chercher un mégot potable…je sais que mon rapport avec le tabac est anormal. C’est devenu bien plus qu’une béquille. Bien plus qu’un antidépresseur. Sans doute est-ce pour cela que j’ai tant de mal à arrêter. Au point que ça me file et des crises de larmes, et de nerfs, et d’angoisse et d’idées noires.

Si j’avais su, à l’époque. J’avais vingt ans. Le bel âge, quand je me vois, dix ans plus tard… quand je pressens le temps qui file et file et bientôt je ne serai plus rien. J’avais acheté un paquet dans un tabac et un briquet dans un autre. Pour surtout pas qu’on ne sache que je « commençais ». Que c’était une première. J’ai trouvé ça dégueulasse. J’ai fumé ma première clope le soir, à la fenêtre de mon studio lyonnais – le premier. Celui à Vaise. Celui où le pire a été. Je regardais le clocher, j’avais toujours trouvé qu’il ressemblait à une guitare électrique, et ses tons orangés n’arrangeaient rien. Et voilà, j’ai trouvé ça dégueulasse. J’ai tout de même fini le paquet. Parce que voilà, je n’allais pas le gaspiller.

Quelques mois plus tard, en clinique, tout le monde fumait. Il y avait ce qu’un psy nommait gentiment « la chambre à gaz », une pièce pour fumer. J’y restais et je discutais avec les autres. Un patient, Christian, la cinquantaine, m’offrait des paquets vu que je manquais d’argent. Il était là pour ça, Christian. Trop gentil. Il avait fait des cadeaux et des cadeaux à une femme qui se disait éprise de lui. Elle lui a tiré tout son fric avant de se barrer. Christian s’est réfugié dans l’alcool. Alors voilà, je fumais les clopes que m’offrait Christian, dans cette petite pièce emplie de fumée.

Et puis, ça servait aussi à se faire du mal, une clope. Appuyée sur le poignet ou la cuisse. Je n’y avais pas pensé jusqu’à ce que je vois l’autre Marion, celle dont mon psy me disait qu’elle était une mauvaise influence, s’appliquer à se massacrer le bras dans le parc de la sorte l’après-midi. On m’avait supprimé tout objet coupant. J’ai utilisé ma cigarette aussi. 
J’ai décoché le coche « ami » sur facebook dernièrement la concernant. On avait gardé contact sans garder contact. Disons que j’essayais d’avoir des nouvelles mais elle passait son temps avec ses nouvelles amies d’infortune : elle est toujours profondément anorexique, elle. Et les gens qui le sont plus ne doivent plus être intéressants, je suppose. Je n’étais plus intéressante pour elle. Après un énième message, je l’ai supprimée.

Si elle savait. En ce moment ça va pas bien. J’ai retrouvé ce poids que j’aime et qui me rassure. J’en avais pris trois, de kilos. Je m’en suis débarrassée. Et étrangement, l’envie d’en rogner encore un ou deux. Juste comme ça. Juste pour voir. La petite voix. Je l’avais oubliée. Je doute l’écouter, mais je l’ai entendue ces derniers temps. Me dire tu voudrais pas retrouver un but, un objectif dans ta vie morne et terne ?

Je ne lui ai pas encore répondu. 
Je sais ce que je vais lui dire.