samedi 9 avril 2016

J'attends


09/04/16
16H45

Bon. Ma peinture est moche. C'était bien parti... pourtant. 

Je sens le poids du silence, malgré la musique pour le contrer. Je me demande si son meilleur ami va (encore) lui dire d'appeler son ex. Si l'alcool aidant, il va l'appeler. Je suis fatiguée de ce chapitre de sa vie, y'a prescription ! Mais je sais que son pote va sûrement lui en reparler. J'en mets ma main à couper, peut-être même les deux. Elle a été l'Amour de sa vie bien que cruelle, je ne suis qu'une fille, moi, je n'ai qu'un second rôle, je ne serai jamais l'Unique, la Seule, l'Essentielle. Elle est déjà passée par là, l'amour de sa vie. Et elle lui a brisé le cœur.

Je me demande comment ça se passe. Je me demande comment je vais gérer la soirée seule, entre monstres et angoisses. Je me pose trop de questions. J'aimerais être une petite souris au milieu de ces dix gars ensemble. A sûrement parler des filles comme de la viande, comme lors des soirées mecs où je suis invitée car je m'entends mieux avec eux qu'avec les filles. A sûrement comparer, décortiquer. A sûrement parler de leurs exs. De son ex. Cette connasse.


"Vivez au lieu de penser", me répète souvent mon psychiatre. Oui. Certes. Je sais...




Je suis frustrée de ne pas avoir réussi à ma peinture, en mode impulsion, envie d'avaler trop de cachets, trop d'alcool, déchirer. Je ne sais gérer la frustration. Le futur groupe auquel j'assisterai m'aidera, pour ce côté impulsif typique du trouble borderline... envie de tout fracasser, tout détruire, casser, briser, rompre, couper. Quelle idiote.

J'aimerais avoir quelqu'un avec qui partager mes bouteilles de rosé. J'aimerais - tout bêtement - avoir des amis dans le coin.

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