03/10/16
08H40
Le moral semble remonter, mais je préfère ne pas m'avancer : en une demie seconde tout peut basculer, là est tout le problème.
Ces derniers jours ont été atroces. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment on peut avoir si mal à l'intérieur. On ne peut comparer ça à aucune douleur physique. Ça vous dévore de toutes parts. Et les idées noires... qu'est-ce que j'ai pu y réfléchir, à comment j'allais partir. Je n'avais que ça en tête, ça tournoyait comme un bal de corbeaux.
Je vois le psy qui gère mon traitement demain. A force je ne sais plus comment expliquer, ça va pas, ça va pas du tout, ça va, ça va à peu près, ça va très bien... j'ai la tête à l'envers, ou le cerveau... j'ai bien cru que c'était la fin, que cette fois, je ne me relèverais pas. Tout comme je sais mon semblant de moral très fragile. Très, très, fragile. Je sens qu'un rien peut tout faire basculer. J'ai la trouille. Et je fais l'autruche, pour ne surtout pas rechuter, ruminer.
Au réveil, sept anxios en guise de petit déjeuner, à cause de l'angoisse là, dans le creux du ventre. Je suis dans l'ignorance. De quoi demain sera fait. Lui ne s'est toujours pas remis de ma crise. Je sais qu'il lui faudra plusieurs jours. Tout comme je sais que j'aurai régulièrement ce genre de crise, un traitement n'est jamais fiable à 100%.
Et c'est ce détail qui me décourage.

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