04/10/16
16H18
J'ai vu le psychiatre qui gère mon traitement ce matin.
Début compliqué, je ne saurais dire comment j'ai fait ça, mais j'ai calé trois fois en tentant de quitter la place de parking... ce qui m'a fortement énervée. Le reste de la route s'est bien passé, quelques soucis avec les vitesses parce que trop inattentive. Je suis allée au fond du parking du centre commercial près du cabinet pour avoir une place sans personne autour de moi...
J'étais en avance. J'avais préparé une lettre pour tenter d'expliquer ma crise aiguë d'idées noires. Le psy n'en a pas voulu. Alors j'ai essayé d'expliquer. J'en ai dis tant que d'autres auraient appelé une ambulance sans réfléchir. Mais pas mon psy. Il continuait de manger ses tic-tac dans une indifférence totale. "Bon", il a dit. "Bon, vous avez déjà un traitement assez lourd."
Je réagis.
- Je suis censée faire quoi dans ça va très mal ?
- Je suis pas magicien, il n'y a pas de potion magique.
- Alors je fais quoi ?
Silence.
- Rien.
Je me sens déçue. En gros, si ça recommence, serrez les dents ou foutez-vous en l'air, faites votre choix !
Il a finalement décidé de me rajouter un deuxième antidépresseur. Ne reste qu'à attendre un mois comme d'habitude pour avoir les premiers effets. Effets que j'espère.
Je sors avec mon ordonnance et ma mine triste. Je retourne à ma voiture, le retour se passe bien. C'est souvent comme ça. L'aller est compliqué, le retour se passe mieux. Je t'aime, moi non plus, Titine.
Donc bon, je vais commencer avec ce nouvel AD, et advienne que pourra.

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