17/10/16
16H16
Dans ma tête je me répète : tu dois aller bien, tu dois aller bien... sinon tu vas le perdre. Il me l'a dit sans prendre de gants, qu'il mettait de plus en plus de temps à se remettre de mes phases basses, qu'il avait pensé plusieurs fois à me quitter. Je me sens le dos au mur, tout en sachant que j'en aurai d'autres, des phases basses voire très basses. Je cherche une stratégie. Tout en sachant que non, je ne peux aller bien tout le temps. Je vais plus souvent mal. Et alors compter sur la chimie : ce second antidépresseur va-t-il m'aider ? Et prévoir, si je rechute, une hospit loin de lui, pour le protéger ?
J'ai reporté mon rendez-vous de ce matin à cause de ce pressentiment. Celui que j'allais avoir un accident ou quelque chose de dramatique. Il m'a dit suis ton instinct, si tu le sens pas, annule. RDV reporté à la semaine prochaine.
Je peins vite fait, je me relève, je mâche des nicorettes, je somnole, je peins, j'écris. Je vois ma coach mercredi je crois. On verra de quoi sera fait cette séance dont je ne sais rien.
Il faut que je regarde les associations ou groupes dans le coin. Pour... lui. Pour qu'il voit que j'y mets du mien, que j'essaie d'avancer, que non, je ne vais plus rester cloîtrée dans l'appartement. Je fais tout... pour lui. Moi, la vie... c'est pas trop mon truc. Et je sais qu'il déteste être "le centre de mon monde", sauf que pour le moment, "moi", je m'en fous. Ma vie, je m'en fous. Je lutte pour lui. Peut-être qu'un jour je lutterai pour moi, qui sait. Mais en attendant c'est comme ça.

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