11/10/16
07H24
Grosse conversation hier. Du positif, du négatif.
Il se remet de plus en plus difficilement de mes crises. Il les vit de plus en plus mal. "Tu sais, j'ai pensé te quitter tellement de fois. Je n'y arrive plus." Et là, le choc, en moi, le tremblement de terre. Parce que ces crises, je ne les prévois pas. Parce que des crises, j'en aurai toujours. Me demander si ça vaut la peine de continuer. Comme si c'était foutu d'avance.
"Je te déteste quand tu es en crise, c'est pour ça que je ne te console pas. J'ai juste envie de prendre ma voiture et me tirer. Je me retiens de te crier dessus."
Et défaillir, encore un peu.
Du reste il a raison, il faut que je sorte, que je me fasse des "amis" disons des connaissances. M'inscrire à une activité. Sortir de l'appartement. Mais pour aller où ? Il faut que je trouve, que j'aille de l'avant.
La conversation m'a découragée plus qu'elle ne m'a galvanisée. Je me sens tellement fatiguée. De tous les efforts à faire, de la peur à surmonter.
J'étais sonnée après la discussion.
Surtout sonnée par son envie de me quitter.
On ne devrait pas se quitter pour une maladie. Mais je comprends. Je le comprends très bien, c'est très dur pour lui aussi.
Peur qu'il reste avec moi par peur.
"Si je te dis de partir, dans trois semaines j'apprendrai que tu t'es foutue en l'air au téléphone."
Oui, je vais me battre, pour lui, nous... pour moi, j'ai encore du mal. Et malgré la conversation, les idées noires persistent.

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