14/06/16
11H01
" Je rêvais d'un autre monde."
Telephone
Toujours pas d'explication claire sur le souci financier. On a tout décortiqué, calculé, et on pense de plus en plus à une fraude. Ou alors on comprend pas. C'est tellement... illogique ! Sa conseillère rentre de vacances aujourd'hui, il va essayer de l'avoir. Il est dans un sale état. Paniqué. Le soir j'essaie de l'apaiser, lui changer les idées, mais il a peur d'être rayé de la banque de France. On verra... comme je lui, essaie de ne pas y penser : on ne sait rien pour le moment.
Journée-sans, du reste. J'ai déchiré et déchiré des dessins - si on peut appeler ça des dessins. Ça ne veut pas, ma main ne veut pas, et il manque tout, l'envie, l'éclat, le délire créatif, je suis vide, vide, terriblement vide. Ma créativité me manque. Leurs médocs me gâchent la vie tout en l'améliorant. Pas facile. Mais comme le dit Marie dans "j'ai choisi la vie" :
Les médicaments sont un enfer pour moi, mais à un moment, il faut
être pragmatique : entre "prise de poids" et "hôpital", je préfère
"prise de poids". Entre "problèmes de mémoire" et "tentative de
suicide", je préfère "problèmes d mémoire". Entre "troubles de
conscience" et "folie pure", j'ai choisi "troubles de la conscience." J'ai pris le parti des médicaments.
Énervée, agitée, envie de tout envoyer valser. Psy ce soir. Pas envie. Juste envie de tout détruire, tout casser, tout broyer et cogner.
Plus que quatre clopes. J'ai peur. Peur des crises de larme ou d'idées noires. Peur de pas être assez forte. Peur que ça me catapulte dans la dépression.
Je suis fatiguée, je veux que cette journée passe, et les autres, et merde, et j'en ai marre, il faut que tout s'éclaircisse enfin, tout, à commencer par l'éclat de la vie.

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