jeudi 8 décembre 2016

Mélancolie


08/12/16
07H23





Un moral frêle et fragile. Je fais tout mon possible pour me cacher des idées noires, j'avale des poignées d'anxiolytiques le soir, quand elles s'approchent de moi. La solitude est immense. On ne se voit quasi plus. Je passe mon temps à l'attendre. Chaque soir, vers dix-neuf heures trente, je déprime, je me glisse dans le lit avec ma peluche, celle qui était avec moi en clinique psy, et je tente de bouquiner dans la semi-obscurité.

Rendez-vous chez le psychiatre qui gère mon traitement ce matin. Je lui parlerai de l'urologue. J'ai besoin de vérifier que ça peut être "psychologique" d'aller vingt fois aux toilettes par jour. L'urologue qui me dit c'est le stress, c'est l'angoisse. Mais parfois je ne suis pas tendue, alors pourquoi ? 

J'appréhende et Noël dans sa famille et janvier où les efforts reviendront, où il faudra affronter cette peur sans nom, cette peur immense que tout le monde sous-estime. Cette peur qui me donne envie de me foutre en l'air, parce que je suis telle Raiponce en haut de sa tour : prisonnière. Quand oserai-je parcourir les hautes herbes ? 
En suis-je capable ?
 
 
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire