04/12/16
19H09
Je me suis isolée. Je suis bouffée par les idées suicidaires. Il s'aperçoit que je vais mal, alors avant que l'on s'engueule, j'ai préféré m'isoler et refusé de dire "ce qui ne va pas".
J'ai peur parce que ces idées sont plus seul avenir que je me vois. Comme si j'étais poussée vers ce pont, irrémédiablement.
Personne ici ne sait combien ça va mal. Ni lui. Ni ma famille. Ni les gens qu'on va voir. Personne. Je cache tout. Et je viens le re-cracher ici.
Demain, rendez-vous psy. J'ai l'habitude. Dire ça va mal au début, et terminer par son "c'est dommage, on se revoit quand ?".
Je ne veux tellement pas faire de mal à ceux qui m'aiment. A lui. Encore. Mais en même temps... me dire si je suis plus là, je ne pourrai pas voir ce mal. Savoir l'occulter jusqu'à la fin, se laver la tête. Tellement paumée. Inquiète.
Je n'en peux plus de ces idées qui virevoltent. Tout le temps, en ce moment.
Envie d'annuler la venue dans sa famille pour Noël. Le quitter, comme il le demandait la dernière fois que j'ai répondu au "ça va pas" par "j'ai envie de mourir." Et mourir, pendant qu'il serait avec les siens, en sécurité parmi eux quand il l'apprendrait.
Je perds la boule. J'imagine. Je me vois sauter de ce pont chaque nuit. Je n'en peux plus.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire