mercredi 20 juillet 2016

Lutter


20/07/16
17H58




Hier, encore une discussion houleuse, encore des larmes à n'en plus finir. Et à un moment, me lever du canapé hors de moi, "je vais tout casser", il me retient fermement par le bras, et on continue de parler, et moi je ne supporte pas son ton froid et agressif, je veux juste parler, parler, pas crier. On parle sans se comprendre. On parle sans s'écouter. On répète. Je me sens de plus en plus mal. Je craque et pleure encore sans fin. Je me sens arrivée à la dernière page du livre. L'épilogue.

Finir allongée en fin de sanglots sur le canapé, shootée par le mal-être, avec dans la tête des scénarios : je connais a peu près la route pour aller au barrage, mieux que la route pour aller au pont, tant pis pour mes parents qui adorent cet endroit, mon père qui y a travaillé, les balades qu'ils font là-haut, je peux y aller, attendre le soir que les touristes se dissipent, et sauter...Je m'endors ainsi, bouffée par les idées noires, à chercher où, et comment...

J'attends de voir comment ça va aujourd'hui, je suis levée depuis peu. Je veux juste que ça s'arrête et retrouver le moral. Pour qu'il arrête de crier. Pour qu'il redevienne comme avant, souriant, malicieux. Pour qu'on ne s'engueule plus, ça me fait tellement de mal. Pour ne plus avoir à programmer mon départ. Je veux que l'espoir revienne, la force, aussi, je veux de la force car je n'en ai plus. Je verrai bien comment s'amorce cette journée.

Je veux que les choses aillent bien.
Je ne demande pas la lune.
Je vais regarder les effets secondaires du lithium. S'il faut en passer par là... hâte de voir le psychiatre lundi, déjà pour lui combien ça va mal, ensuite pour qu'il fasse quelque chose, qu'il modifie ou ajuste le traitement pour m'aider. 

Il faut que je trouve "mon" moyen de survivre. 

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