11/05/16
15H35
Le RDV psy m'a aidée, même si ça a été difficile.
Même si la vérité fait mal, et que je me suis rendue compte que, non, je n'ai pas de but à ma vie, et là est l'un des soucis. "Vous vous cherchez, vous cherchez un sens à votre vie, et vous n'en trouvez pas."
C'est dur, hein, m'a dit-il dit.
J'ai répondu bêtement : disons que... ce n'est pas facile.
Jouer sur les mots.
Il m'a dit, aussi, que j'allais à mes RDV et groupes mais sans plus savoir pourquoi. Par automatisme. Je suis ce qu'on me dit sans objectif. Trouvez-vous un objectif, un but, trouvez un sens à votre vie. Qu'attendez-vous des RDV, des groupes ? J'ai réalisé que c'était vrai, je suis une bonne élève qui écoute ce qu'on lui dis et fait ce qu'on lui demande mais qui au fond ne sait plus ce qu'elle veut. Il faut que je me reprenne. Il faut que je lui trouve un sens, oui, à ma vie. Mais c'est pas si facile...
Les idées noires se sont un peu atténuées, je respire enfin.
Sceptique tout de même, je faisais du ménage sur le disque dur externe quand j'ai retrouvé une vingtaine de "confessions" faites en clinique, dans la salle de bain. C'est extrêmement étrange de revoir ça. Ça semble si loin et si proche à la fois. Cette fille là, sa voix est presque inaudible, elle est renfermée, cette fille si, si, c'est moi. C'était moi.
Il faut que je passe à autre chose. Je me demande si je dois effacer ou conserver ces vidéos. Je sais juste que c'est éprouvant à regarder... c'était y'a quoi, dix, douze ans ? J'ai le sentiment de n'avoir pas évolué depuis. Il va peut-être falloir que je commence à changer, évoluer, mûrir, j'en sais rien. Que je prenne en main cette vie qui m'indiffère souvent, que je saisisse ses rênes, que j'en fasse quelque chose, que je la modèle à ma façon.
Sans doute.
C'était sordide de ma part mais à l'époque j'étais fascinée par cette jolie rousse trop frêle qui écrivait si bien des choses tragiques. Avec le temps je me suis rendu compte qu'il n'y avait rien de glamour dans nos détresses respectives, et tout ce que je souhaite c'est qu'on soit en bonne santé, un poids sain, une vie saine, les idées claires, moins de noir, plus de lumière.
RépondreSupprimerSinon pour le but: perso ce sont les gens que j'aime. Je sais, j'étais prête à abandonner tout le monde. Sauf qu'après 3 jours sans manger (sommeil suivant l'anesthésie, nausées dues à la morphine, dépression) à l'hôpital, j'ai décidé d'avaler une tranche de pâté. ça a commencé comme ça: OK, je reste en vie, je recommence à manger pour guérir. J'ai appelé mes parents pour leur dire que j'avais mangé ce pâté. Ils étaient contents. Je me suis accrochée à eux comme à une branche au bord du torrent.
RépondreSupprimerAime-tu? Es-tu prête à vivre pour celui qui partage ta vie? Pour tes parents même si vous êtes distants, vous vous aimez toujours mutuellement? Rachel. Béa. Et toutes les autres. Vivre parce que tu aimes des gens qui sont dans la vie, non dans la mort, est-ce possible?
Je tiens uniquement pour les autres... je peux t'expliquer une partie du pourquoi mais pas ici. c'est délicat.
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